Goyave
Goyave
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Identité
Nom scientifiquePsidium guajavaFamilleMyrtaceaeStatut BiogéographiquePlante introduite envahissanteOrigine géographiqueAmérique du SudDistribution géographiqueGrande Terre et îles LoyautéNoms KanakGoyavak (Nengone)Autres noms communs--
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Description
Type de planteArbreFeuillagePersistantType de fruit alimentaireFruit à pépinsCouleur du fruitJauneDurée de viePluriannuelleHauteur à maturitéEntre 2 et 5 mLargeur à maturitéEntre 2 et 5 mSystème racinairePeu développé
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Conduite culturale
MultiplicationGreffageSemisOù planter ?ExtérieurType de solLimoneuxArgileuxDensité660 plants/haProductivité25 kg/arbrePollinisationPar les oiseauxCroissanceModéréeEntretien / SoinsFacileExposition au soleilOmbreBesoin en eauRésistance à la sécheresse
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Santé
Résistance aux ravageursRésistance aux maladiesPrincipaux ravageursMouche des fruitsNematodesPrincipales maladies--
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Usage & vertus
AlimentationConfitureJus de fruitVertusVitamine AVitamine CAntioxydantsAutre usageMédecine naturelleMédecine kanak
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Saisonnalité
FloraisonFruitsTaille
Généralités et origine
Le goyavier (Psidium guajava L.) est un petit arbre fruitier de la famille des Myrtacées, originaire d’Amérique tropicale. Il produit un fruit très parfumé, la goyave, à la chair blanche, jaune ou rose selon les variétés. Les goyaves sont consommées fraîches ou transformées en jus, confitures, gelées, pâtes de fruits et concentrés. (Le Bellec & Le Bellec, 2020)
L’origine géographique exacte du goyavier reste incertaine, mais il serait apparu dans les savanes et les forêts semi-caduques d’Amérique du Sud. Les grands mammifères préhistoriques auraient joué un rôle important dans la dispersion de ses graines. Par la suite, les populations amérindiennes ont contribué à étendre son aire de répartition en consommant, cultivant et transportant ses fruits. Sa domestication aurait débuté il y a plusieurs millénaires dans les basses terres du sud-ouest de l’Amazonie. Le goyavier s’est ainsi progressivement répandu dans toute l’Amérique tropicale, avant d’être introduit dans les autres régions tropicales du monde. (Arévalo-Marín et al., 2021)
En Nouvelle-Calédonie, le goyavier aurait été introduit vers 1870 (Guillaumin, 1941). Il s’est depuis largement naturalisé et se rencontre fréquemment dans les milieux ouverts et perturbés, notamment les pâturages. La dispersion de ses graines par les oiseaux favorise sa propagation. Sa croissance rapide et vigoureuse lui permet de former des fourrés denses qui étouffent la végétation indigène. Considéré comme un fléau, le goyavier figure sur les listes des espèces exotiques envahissantes des trois provinces. Sa culture, son transport, son utilisation, sa commercialisation et son introduction dans le milieu naturel sont notamment interdits par les réglementations provinciales. (UICN – Espèces exotiques envahissantes outre-mer)
Depuis quelques décennies, une forte régression du goyavier est constatée en Nouvelle-Calédonie en raison d’un nématode parasite qui attaque ses racines. (Suprin, Plantes marginales comestibles — référence à compléter)
Deux fiches complémentaires sur Agripédia
La présente fiche « Goyave » propose une description botanique du goyavier et présente les qualités alimentaires de ses fruits, leurs principales utilisations ainsi que les atouts et les inconvénients de sa culture.
Pour découvrir les propriétés et les usages médicinaux des différentes parties de la plante, consultez également la fiche « Goyavier – Vertus médicinales ».
Usages et vertus
Usages alimentaires
La goyave est un fruit juteux, à la saveur sucrée et acidulée, qui se consomme de multiples façons :
- Fraîche : crue, entière ou coupée en tranches, avec ou sans la peau et les pépins, seule, en salade de fruits ou en dessert.
- Cuite : en confitures, gelées, marmelades, pâtes de fruits, compotes, chutneys ou sauces. La cuisson atténue son odeur prononcée.
- En boissons : sous forme de jus, de nectar, de sirop ou de boisson mélangée à d’autres fruits.
- En desserts : dans les tartes, gâteaux, glaces, sorbets et autres préparations sucrées.
- Séchée ou déshydratée : pour être consommée en collation ou incorporée à diverses préparations.
La goyave est également transformée en pulpe ou en purée de fruits, utilisées dans l’industrie alimentaire pour la fabrication de boissons, de desserts et de produits sucrés (Morton, 1987).
Qualités nutritionnelles
Les goyaves sont peu caloriques. Elles sont une bonne source de potassium, magnésium et vitamine C (notamment dans la peau), ainsi qu'une excellente source de fibres et d'antioxydants.
Valeur nutritive de la chair crue de goyave, sans peau, pour 100 g de portion comestible crue (Source : Ciqual Anses)
| Énergie | 68,3 kcal |
| Eau | 80,8 g |
| Protéines | 2,55 g |
| Glucides | 9,02 g |
| Lipides | 0,95 g |
| Fibres | 5,4 g |
| Calcium | 18 mg |
| Fer | 0,26 mg |
| Magnésium | 22 mg |
| Phosphore | 40 mg |
| Potassium | 417 mg |
| Vitamine A | 31,2 µg |
| Vitamine B3 (acide pantothénique) | 1,08 mg |
| Vitamine B9 | 49 µg |
| Vitamine C | 228 mg |
| Vitamine E | 0,73 mg |
| ß-carotène | 374 mg |
Vertus et usages médicinaux
Le goyavier est également utilisé dans les pharmacopées traditionnelles de nombreuses régions tropicales. Ses feuilles, ses fruits, son écorce et ses racines entrent dans diverses préparations, notamment contre les troubles digestifs et pour les affections de la peau.
Pour découvrir ses principaux usages médicinaux, ses propriétés pharmacologiques et les précautions d’usage, consultez la fiche Agripédia « Goyavier – Vertus médicinales ».
Autres usages
- Menuiserie et artisanat : le bois de goyavier, dur et résistant, est utilisé pour fabriquer des manches d’outils, des objets tournés, des peignes et de petits objets artisanaux ;
- Bois de chauffage : le bois constitue un bon combustible et peut être transformé en charbon de bois ;
- Tannage : en Amérique centrale, l’écorce est traditionnellement utilisée pour le tannage des peaux ;
- Teinture : en Asie du Sud-Est, les feuilles sont utilisées, seules ou associées à d’autres matières végétales, pour produire une teinture noire destinée notamment aux textiles et aux nattes (Morton, 1987).
Description
Le goyavier (Psidium guajava L.) est un petit arbre fruitier au feuillage persistant, reconnaissable à son écorce cuivrée qui s’écaille, à ses feuilles aux nervures bien marquées et à ses fruits parfumés, les goyaves.
Allure générale
- Petit arbre fruitier pouvant atteindre 10 m de hauteur, au port ramifié et aux branches étalées ;
- Tronc souvent tortueux, au bois très dur, pouvant atteindre 25 cm de diamètre ;
- Écorce fine, lisse et cuivrée, qui s’écaille en plaques et laisse apparaître une couche verdâtre ;
- Jeunes rameaux légèrement duveteux, présentant une section à quatre angles (quadrangulaire).
Feuilles
- Feuilles persistantes et opposées, disposées deux par deux de part et d’autre des rameaux ;
- De forme ovale à elliptique, mesurant généralement 7 à 15 cm de long sur 3 à 5 cm de large ;
- Limbe légèrement coriace, aux nervures secondaires bien marquées, disposées de part et d’autre de la nervure centrale ;
- Face inférieure recouverte d’un fin duvet ;
- Pétiole court ;
- Odeur aromatique lorsqu’on froisse les feuilles.
Fleurs
- Fleurs blanches, légèrement parfumées, portées seules ou en petits groupes à l’aisselle des feuilles (au point de jonction entre une feuille et le rameau).
- Mesurant environ 1 à 2,5 cm de diamètre.
- Composées de 4 à 5 pétales blancs, qui tombent rapidement après l’épanouissement.
- Nombreuses étamines bien visibles, formant une touffe au centre de la fleur et terminées par des anthères jaune pâle.
Fruits
- La goyave est une baie de forme variable : ronde, ovoïde ou en forme de poire, mesurant généralement 5 à 10 cm de long ;
- Odeur prononcée, à la fois sucrée et musquée, à maturité ;
- Présence de 4 à 5 sépales persistants à l’extrémité du fruit ;
- Peau fine, généralement jaune clair à maturité, parfois teintée de rose et ponctuée de petites taches sombres ;
- Chair légèrement granuleuse, de couleur variable selon les variétés : blanche, jaunâtre, rose clair, rose foncé ou presque rouge ;
- Pulpe centrale plus juteuse, contenant généralement de nombreux pépins ;
- Saveur variable selon les variétés et le degré de maturité : acidulée à sucrée ;
- Avant maturité, fruit vert, dur et très astringent. Sa chair s’attendrit et son parfum se développe en mûrissant.
Graines
- Très nombreux pépins jaunâtres, très durs, mesurant environ 3 mm de long (jusqu'à 500 par fruit).
- Certaines goyaves en contiennent très peu, voire aucun.
Source : Morton, 1987
Variétés et rendements
En 1992, 14 cultivars dont Beaumont, Patricia, Red Suprème Ruby, Suprème Ruby, Suprème Ruby White, Stone, ont été introduits à la Station de Pocquereux
Les rendements observés à la Station de Pocquereux varient de 15 à 25 t/ha selon les variétés et les densités retenues (ex : 571 plants/ha provisoire, puis 286 plants/ha définitif).
Exigences environnementales
Climat
- Le goyavier s’adapte à une grande diversité de climats tropicaux et subtropicaux, aussi bien humides que secs.
- Il peut pousser à des altitudes élevées, jusqu’à 2 300 m en Équateur.
- Il est sensible au gel, particulièrement lorsqu’il est jeune.
- Une pluviométrie annuelle de 1 000 à 2 000 mm est favorable à son développement.
- Sa production fruitière peut être plus importante dans les régions où l’hiver est marqué par une période plus fraîche que dans les zones tropicales où les températures restent élevées toute l’année.
Sol
- Le goyavier s’adapte à une grande diversité de sols : argileux, marneux, sableux, graveleux ou calcaires.
- Il tolère une large gamme de pH, comprise entre 4,5 et 9,4.
- Il présente une certaine tolérance à la salinité.
Eau
- Préfère les sols bien drainés ;
- Le goyavier tolère néanmoins des sols temporairement très humides et peut pousser spontanément dans des zones où la nappe phréatique est proche de la surface (Morton, 1987).
Pollinisation et dissémination
Pollinisation
Les fleurs du goyavier sont visitées par différents insectes pollinisateurs, notamment l’abeille mellifère (Apis mellifera).
Dissémination
Les fruits sont consommés par les oiseaux et les mammifères, qui transportent et dispersent les graines dans leurs déjections, parfois loin de l’arbre d’origine.
Multiplication naturelle
Le goyavier se reproduit principalement par graines. Il peut également produire de nouvelles pousses à partir de ses racines ou de sa souche après une coupe, ce qui favorise sa persistance dans les milieux colonisés (Morton, 1987).
Multiplication et culture en milieu agricole
En Nouvelle-Calédonie, les goyaves sont notamment valorisées pour la fabrication de confitures artisanales.
⚠️ Attention : toute mise en culture doit tenir compte du caractère envahissant du goyavier et de la réglementation provinciale applicable.
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Multiplication : le goyavier peut être multiplié par semis, bouturage ou greffage. Le semis produit des plants dont les caractéristiques peuvent varier, tandis que le bouturage et le marcottage permettent de conserver les caractéristiques d’un arbre sélectionné.
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Semis et repiquage : les graines germent généralement en 2 à 3 semaines, mais la germination peut prendre jusqu’à 8 semaines. Une ébullition de 5 minutes ou un trempage de 2 semaines peut accélérer leur germination.
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Plantation : les jeunes plants sont repiqués lorsqu’ils mesurent entre 5 et 75 cm de haut, puis mis en pleine terre à l’âge de 1 à 2 ans. Un sol bien drainé est préférable. Il convient d’éviter les sols trop légers, notamment sableux ou schisteux, propices au développement des nématodes à galles (Meloidogyne spp.). Une irrigation maîtrisée permet de réguler le cycle de développement de l’arbre et sa production.
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Systèmes de production : la culture peut être envisagée dans des vergers à faibles niveaux d’intrants, destinés notamment à approvisionner les marchés de la transformation (confitures, gelées, pâtes de fruits), ou au sein de groupements de petits arboriculteurs.
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Taille: la taille permet de maîtriser le développement de l’arbre et de faciliter la récolte.
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Récolte : les fruits mûrissent environ 90 à 150 jours après la floraison. En Nouvelle-Calédonie, la principale saison de production se situe en mars-avril. Selon le climat, la variété et les pratiques culturales, plusieurs périodes de récolte peuvent se succéder au cours de l’année.
Sources : IAC, 2026 ; Morton, 1987.
Une espèce envahissante en Nouvelle-Calédonie
Introduit en Nouvelle-Calédonie dans les années 1870, le goyavier s’est largement naturalisé. Il i peut former des peuplements denses, notamment dans les pâturages et les milieux ouverts. Il figure sur les listes des espèces exotiques envahissantes des trois provinces.
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Prévenir sa propagation : éviter la dispersion des fruits, des graines et des déchets végétaux dans les milieux naturels. Avant toute plantation ou multiplication, vérifier les dispositions réglementaires applicables dans la province concernée.
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Limiter les peuplements existants : l’arrachage des jeunes plants peut être envisagé lorsque leur taille le permet. Les arbres coupés pouvant produire de nouvelles pousses, une intervention ponctuelle ne suffit pas toujours : un suivi et des interventions répétées peuvent être nécessaires.
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Valoriser les fruits : la récolte sur les arbres déjà présents permet de produire des confitures et d’autres préparations alimentaires sans créer de nouvelles plantations.
Sources : Morton, 1987 ; Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes, fiche Psidium guajava.
Principaux ravageurs
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Mouche des fruits (Bactrocera sp.).
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Nématodes à galles (Meloidogyne spp.)
Mot de l'auteur
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Sources
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Auteurs
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