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Bois tabou

Bois tabou

Bois tabou

Fagraea berteroana
Mis à jour le 17/09/2026
  • Identité

    Nom scientifique
    Fagraea berteroana
    Famille
    --
    Statut Biogéographique
    Plante indigène
    Origine géographique
    --
    Distribution géographique
    --
    Noms Kanak
    --
    Autres noms communs
    --
    Milieu naturel d'origine
    --
    Statut IUCN
    --
  • Description

    Type de plante
    --
    Durée de vie
    --
    Hauteur à maturité
    --
  • Conduite culturale

    Type de sol
    --
    Pollinisation
    --
    Croissance
    --
    Entretien / Soins
    --
    Exposition au soleil
    --
    Besoin en eau
     
     
     
     
     
    Résistance à la sécheresse
     
     
     
     
     
  • Saisonnalité

    Floraison
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Fruits
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Taille
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc

Généralités

Le bois tabou (Fagraea berteroana), également appelé bois pétrole ou tiaré kanak, est un petit arbre indigène de la famille des Gentianacées.

En Nouvelle-Calédonie, il est largement répandu dans l'ensemble de l'archipel, sur la Grande Terre comme dans les îles.

Il pousse à basse et moyenne altitude dans des milieux très variés : forêts humides ou sèches, végétation littorale, bords de creeks, mangroves ou encore zones de transition entre savane, maquis et forêt. Il s'adapte à différents types de sols, notamment calcaires, volcano-sédimentaires et ultramafiques. Aux îles Loyauté, il est commun dans les forêts sur sol calcaire.

En forêt, le bois tabou peut se développer comme épiphyte étrangleur : il commence sa croissance sur un autre arbre avant d'émettre des racines aériennes qui rejoignent le sol.

L'espèce est également largement répartie dans le Pacifique, de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie jusqu'à plusieurs archipels de Micronésie et de Polynésie.

Le bois tabou est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'UICN

Sources : Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025 ; UICN, 2021 ; Endemia, 2026.

Usages en Océanie

Le bois tabou est cultivé comme plante ornementale pour son port, son feuillage et surtout ses fleurs très parfumées. Il peut être planté comme arbre isolé ou en haie.

Dans de nombreuses îles du Pacifique, ses fleurs sont utilisées pour confectionner des colliers et des couronnes ou sont portées à l'oreille. En Polynésie, elles peuvent également être mises à macérer dans de l'huile de coco pour obtenir une huile parfumée. Autrefois, le pua était considéré comme la fleur nationale des îles Marquises, au même titre que le tiaré à Tahiti. Le bois tabou est également présent dans plusieurs mythes et traditions polynésiens.

En Nouvelle-Calédonie, son bois était traditionnellement recherché pour la construction et la sculpture, notamment pour fabriquer des poteaux de case, des chambranles et des flèches faîtières. Facile à travailler lorsqu'il est encore vert, il devient très dur et imputrescible en séchant, ce qui le rend particulièrement adapté aux pièces exposées à l'extérieur. Une fois sec, il brûle aussi très facilement, ce qui expliquerait son nom de « bois pétrole ».

Les nombreux usages médicinaux traditionnels du bois tabou sont présentés plus loin dans cette fiche.

Le bois tabou porte différents noms dans les langues kanak et océaniennes :

  • mâdùgö (paicî)
  • potr (drehu, fagauvea)
  • pujapuja (nengone)
  • buè (xârâcùù)
  • sika (iaai)
  • guec (fwaï)
  • pua (Tahiti, Tonga, Futuna)
  • puauvea (Wallis)

Sources : Lormée et al., 2011 ; Suprin, 2008 ; Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025.

Description

Fagraea berteroana présente les principales caractéristiques botaniques suivantes (Suprin, 2008 ; Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025) :

Allure générale

  • Petit arbre de forme très variable, souvent buissonnant, pouvant atteindre 15 m de hauteur en forêt ;
  • Lorsqu'il pousse en arbre isolé, tronc généralement court, ramifié dès la base et formant une couronne étalée ;
  • Bois homogène, de couleur jaunâtre clair ;
  • Racines très longues, pouvant courir sur les rochers et s'insérer dans les moindres fissures ;
  • En forêt, peut se développer comme semi-épiphyte étrangleur : une graine déposée par un oiseau sur la branche d'un arbre peut germer et produire une longue racine aérienne qui rejoint le sol. Une fois enracinée, la plante développe des racines autour de l'arbre support et peut progressivement l'étrangler.

Feuilles

  • Feuilles simples et opposées, très odorantes, généralement elliptiques à ovales ;
  • Grandes feuilles de 8 à 22 cm de long, épaisses et charnues ;
  • Surface lisse, avec une face supérieure plus foncée ;
  • Pétiole de 1,5 à 5 cm de long.

Fleurs

  • Fleurs regroupées en inflorescences terminales, généralement par 9 à 25 ;
  • Grandes fleurs en forme de trompette, très odorantes ;
  • Corolle blanche à l'ouverture, devenant jaune à orange pâle en vieillissant ;
  • Corolle comprenant 5 pétales et 5 étamines ;
  • Floraison principalement pendant la saison chaude, avec un pic après les pluies.

Fruits

  • Fruits constitués de baies ellipsoïdes, de 3,5 à 5 cm de long, devenant orangées à maturité ;
  • Baies contenant une pulpe jaune et collante dans laquelle sont noyées de nombreuses petites graines ;
  • Maturation lente des fruits, pouvant durer 10 à 12 mois ;
  • Fructification principalement observée de septembre à avril.

Graines

  • Nombreuses petites graines noires, de forme irrégulière ;
  • Graines dispersées notamment par les oiseaux et les roussettes qui consomment les fruits.

Référent / Contact

Estelle VIDAL
Communication scientifique
Lincks
Mis à jour le 13/10/2026
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