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Bois tabou

Bois tabou

 

Bois tabou

Fagraea berteroana
Mis à jour le 06/10/2026

Le bois tabou (Fagraea berteroana) est une plante médicinale largement utilisée dans les pharmacopées traditionnelles de Nouvelle-Calédonie et du Pacifique. Découvrez ses principales caractéristiques botaniques, ses nombreux usages médicinaux traditionnels et les connaissances scientifiques disponibles sur cette plante.

  • Identité

    Nom scientifique
    Fagraea berteroana
    Famille
    Gentianaceaa
    Statut Biogéographique
    Plante indigène
    Origine géographique
    Océanie
    Distribution géographique
    Grande Terre et îles
    Noms Kanak
    mêdügö (paicî)
    potr (drehu, iaai, fagauvea)
    pujapuja (nengone)
    buè (xârâcùù)
    Autres noms communs
    Bois pétrole, Tiaré kanak, Faux houp (français)
    Pua Kenikeni, Perfume Flower Tree (Hawaï, Australie)
    Pua (Polynésie)
    Milieu naturel d'origine
    Non renseigné
    Statut IUCN
    Préocupation mineure (LC)
  • Description

    Type de plante
    Arbre
    Couleur des feuilles
    Vert
    Couleur des fleurs
    Blanc
    Hauteur à maturité
    Plus de 5 m
  • Type et préparations

    Type de plante médicinale
    Endémique ou indigène
    Type de médecine
    Traditionnelle Kanak
    Traditionnelle Océanie
    Type de préparations
    Jus
    Essence, huile
    Cataplasme
    Infusion
    Décoction
    Macération
    Application externe
    Partie utilisées
    Feuille
    Fleur
    Racine
    Huile
    Latex, résine
    Fruit
    Écorce
  • Propriétés

    Laxatif
    Autres
    Tonique, énergisant
    Abortif
    Fébrifuge (fièvre)
    Détoxifiant
    Émollient
  • Usages médicinaux

    Affections respiratoires
    Gynécologie, règles
    Articulations
    Vitalité, énergie
    Fièvre
    Troubles digestifs
    Purges, laxatifs
    Douleurs
    Blessures
    Yeux, oreilles
    Diabète
    Abortif
    Peau, dermatologie
  • Saisonnalité

    Floraison
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Fruits
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Taille
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
Bois tabou (F. berteroa), arbre entier avec ses fruits verts et orangés © Province Sud
Bois tabou (F. berteroa), arbre entier avec ses fruits verts et orangés © Province Sud

Généralités

Le bois tabou (Fagraea berteroana), également appelé bois pétrole ou tiaré kanak, est un petit arbre indigène de la famille des Gentianacées.

En Nouvelle-Calédonie, il est largement répandu dans l'ensemble de l'archipel, sur la Grande Terre comme dans les îles.

Il pousse à basse et moyenne altitude dans des milieux très variés : forêts humides ou sèches, végétation littorale, bords de creeks, mangroves ou encore zones de transition entre savane, maquis et forêt. Il s'adapte à différents types de sols, notamment calcaires, volcano-sédimentaires et ultramafiques. Aux îles Loyauté, il est commun dans les forêts sur sol calcaire.

L'espèce est également largement répartie dans le Pacifique, de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie jusqu'à plusieurs archipels de Micronésie et de Polynésie.

Le bois tabou est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'UICN.

Sources : Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025 ; UICN, 2021 ; Endemia, 2026.

Description

F. berteroana présente les principales caractéristiques botaniques suivantes (Suprin, 2008 ; Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025) :

Allure générale

  • Petit arbre de forme très variable, souvent buissonnant, pouvant atteindre 15 m de hauteur en forêt ;
  • Lorsqu'il pousse en arbre isolé, tronc généralement court, ramifié dès la base et formant une couronne étalée ;
  • Bois homogène, de couleur jaunâtre clair ;
  • Racines très longues, pouvant courir sur les rochers et s'insérer dans les moindres fissures ;
  • En forêt, peut se développer comme semi-épiphyte étrangleur : une graine déposée par un oiseau sur la branche d'un arbre peut germer et produire une longue racine aérienne qui rejoint le sol. Une fois enracinée, la plante développe des racines autour de l'arbre support et peut progressivement l'étrangler.

Feuilles

  • Feuilles simples et opposées, très odorantes, généralement elliptiques à ovales ;
  • Grandes feuilles de 8 à 22 cm de long, épaisses et charnues ;
  • Surface lisse, avec une face supérieure plus foncée ;
  • Pétiole de 1,5 à 5 cm de long.

Fleurs

  • Fleurs regroupées en inflorescences terminales, généralement par 9 à 25 ;
  • Grandes fleurs en forme de trompette, très odorantes ;
  • Corolle blanche à l'ouverture, devenant jaune à orange pâle en vieillissant ;
  • Corolle comprenant 5 pétales et 5 étamines.
Bois tabou (Fagraea berteroana) – Détail des fleurs. © G. Gâteblé (IAC)
Bois tabou (Fagraea berteroana) – Détail des fleurs. © G. Gâteblé (IAC)

Fruits

  • Fruits constitués de baies ellipsoïdes, de 3,5 à 5 cm de long, devenant orangées à maturité ;
  • Baies contenant une pulpe jaune et collante dans laquelle sont noyées de nombreuses petites graines ;
  • Maturation lente des fruits, pouvant durer 10 à 12 mois ;
Bois tabou (F. berteroa), détail des fruits © Province Sud
Bois tabou (F. berteroa), détail des fruits © Province Sud

Graines

  • Nombreuses petites graines noires, de forme irrégulière ;
  • Graines dispersées notamment par les oiseaux et les roussettes qui consomment les fruits.

Saisonnalité

  • Floraison : principalement pendant la saison chaude, avec un pic après les pluies.

  • Fructification : principalement observée de septembre à avril.

Précautions d'usages

Avant tout usage de plante médicinale, lisez attentivement la fiche Agripédia "Précautions d'usage des plantes médicinales", car certaines plantes sont toxiques, même à faible dose et un mauvais usage pourrait mettre votre santé en danger.

Aucun empoisonnement n’a été attribué à la consommation de fruits ou de décoctions de différentes parties du bois tabou (F. berteroana) dans les données disponibles. En revanche, en Polynésie, il a été rapporté que les fruits pouvaient être toxiques lorsqu’ils sont consommés en grande quantité (Werler et al., 2025).

Quelques règles de bon sens :

  • Les données disponibles ne permettent pas de garantir que l’utilisation de cette plante est sans risque chez la femme enceinte, la femme allaitante et l’enfant. Par précaution, demander l’avis d’un professionnel de santé avant tout usage médicinal.

  • L'utilisation des remèdes présentés dans nos fiches ne se substitue aucunement à un avis médical, ni aux conseils d'un guérisseur traditionnel (tradithérapeute) ;

  • En cas de symptômes persistants ou anormaux, consultez un professionnel de santé ;

  • N'utilisez pas une plante quand vous avez un doute sur son identification botanique ou alors demandez une identification formelle à quelqu'un de votre entourage qui s'y connait vraiment, un botaniste, un tradithérapeute, un herboriste ou un pharmacien.

Substances naturelles

La composition chimique du bois tabou reste encore peu étudiée. Plusieurs substances naturelles ont néanmoins été identifiées, principalement dans les fleurs et les fruits.

L'analyse d'extraits de fleurs obtenus à l'aide d'un solvant (hexane) a permis d'identifier plusieurs composés, notamment :

  • l'alcool benzylique ;
  • le benzoate de méthyle ;
  • le benzoate de benzyle ;
  • le linalol ;
  • le (E)-ocimène ;
  • le (E)-nérolidol ;
  • le salicylate de benzyle ;
  • le (E)-phytol ;
  • plusieurs hydrocarbures, dont le tricosane, l'hénicosane, le pentacosane et l'heptacosane.

Les extraits de fruits obtenus à l'aide d'acétate d'éthyle contiennent notamment de l'acide loganique, de l'acide coumarique.

L'huile essentielle de fruits contient de l’acétate de benzyle, du salicylate de méthyle, et de l’acide myristique.

Certains des composés identifiés sont susceptibles d’être irritants pour la peau, les yeux ou les voies respiratoires.

Sources : Werler et al. (2025)

Principales vertus

Les principaux usages médicinaux traditionnels attribués au bois tabou sont :

  • Émollient : pour apaiser localement les irritations et inflammations ;
  • Laxatif / purgatif : pour favoriser l'évacuation intestinale ;
  • Tonique : pour fortifier l'organisme ;
  • Fébrifuge : contre la fièvre ;
  • Dépuratif : traditionnellement utilisé pour « purifier » l'organisme ;
  • Abortif : dans certaines préparations traditionnelles destinées à interrompre une grossesse.

FEUILLES : vertus et usages

En Nouvelle-Calédonie, les feuilles du bois tabou occupent une place importante dans la médecine traditionnelle. Elles sont notamment utilisées en application externe comme émollient, mais aussi dans des préparations dépuratives et purgatives.

Elles sont notamment employées :

  • comme émollient, notamment contre les douleurs rhumatismales ;
  • en application externe pour soulager les contusions et différentes affections de la peau, comme les furoncles, abcès, éruptions et irritations : les feuilles, jaunes ou vertes, sont chauffées à la flamme pour les ramollir avant d'être appliquées en compresse. Les feuilles bouillies sont également utilisées contre les éruptions et irritations de la peau ;
  • contre les douleurs d'oreille (otalgies) : les feuilles jaunies sont passées à la flamme puis pressées pour en extraire le jus, versé dans l'oreille ;
  • en infusion, traditionnellement donnée aux enfants pour favoriser leur croissance ;
  • en macération, comme dépuratif (« purification » de l'organisme) et purgatif pour favoriser l'évacuation intestinale ;
  • associées à l'écorce en macération, pour faire cesser les règles.

Ailleurs dans le Pacifique, d'autres usages sont rapportés :

  • À Tonga, les feuilles sont utilisées pour traiter des irritations de la peau et en cataplasme sur les plaies aux pieds ou aux jambes.

Sources : Lormée et al., 2011 ; Suprin, 2008 ; Werler et al., 2025.

Les feuilles du bois tabou occupent une place importante dans la médecine traditionnelle en Océanie © D. Garnier
Les feuilles du bois tabou occupent une place importante dans la médecine traditionnelle en Océanie © D. Garnier

ÉCORCE : vertus et usages

En Nouvelle-Calédonie, l'écorce du bois tabou est également utilisée dans différentes préparations traditionnelles :

  • comme émollient, notamment contre les douleurs rhumatismales, mais aussi pour faire cesser les règles ;
  • à Maré, pour ses usages tonifiants et purgatifs : préparée en décoction, elle est consommée encore chaude ;
  • elle entre dans la préparation de purges à l'eau de mer ;
  • elle est également utilisée lors de purges traditionnelles pratiquées chez les jeunes filles au moment de la puberté.

Ailleurs dans le Pacifique, d'autres usages traditionnels sont rapportés :

  • à Fidji, l'infusion d'écorce est notamment utilisée contre l'asthme et le diabète ;
  • à Futuna, l'écorce entre dans la composition d'une préparation traditionnelle à visée abortive, associée aux écorces de Morinda citrifolia (nono) et Neonauclea forsteri ;
  • aux îles de la Société, l'extrait d'écorce est utilisé traditionnellement pour favoriser la guérison des fractures osseuses ;
  • aux îles Marquises, l'écorce est utilisée contre les ulcères de l'estomac ;
  • à Tonga, l'infusion d'écorce, consommée en petites quantités, est utilisée contre différents maux, notamment les douleurs abdominales, maux de dos, polypes nasaux et certaines « blessures internes » associées à des fractures mal soignées. Elle intervient également dans le traitement traditionnel de maladies attribuées à un « coup d'esprit ».

(Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025)

L'écorce de bois tabou (Fagraea berteroana) est utilsé dans diverses préparations médicinales traditionnnelles © J. Barrault
L'écorce de bois tabou (Fagraea berteroana) est utilsé dans diverses préparations médicinales traditionnnelles © J. Barrault

FRUITS, FLEURS et RACINES : vertus et usages

Ailleurs dans le Pacifique, quelques usages traditionnels des fruits, des racines et des fleurs du bois tabou sont également rapportés :

  • aux îles de la Société, les baies sont utilisées contre la bronchite ;
  • aux Samoa, la décoction de fruits est utilisée contre la fièvre ;
  • à Fidji, la décoction de racines est utilisée contre les irritations génitales ;
  • à Hawaï, une essence préparée à partir des fleurs est traditionnellement utilisée contre certaines dépendances, notamment au cannabis, ainsi que contre les pulsions sexuelles. Elle est également réputée favoriser la clarté mentale et le bien-être.

Sources : Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025.

Autres usages en Océanie

Le bois tabou est cultivé comme plante ornementale pour son port, son feuillage et surtout ses fleurs très parfumées. Il peut être planté comme arbre isolé ou en haie.

Dans de nombreuses îles du Pacifique, ses fleurs sont utilisées pour confectionner des colliers et des couronnes ou sont portées à l'oreille. En Polynésie, elles peuvent également être mises à macérer dans de l'huile de coco pour obtenir une huile parfumée. Autrefois, le pua était considéré comme la fleur nationale des îles Marquises, au même titre que le tiaré à Tahiti. Le bois tabou est également présent dans plusieurs mythes et traditions polynésiens.

En Nouvelle-Calédonie, son bois était traditionnellement recherché pour la construction et la sculpture, notamment pour fabriquer des poteaux de case, des chambranles et des flèches faîtières. Facile à travailler lorsqu'il est encore vert, il devient très dur et imputrescible en séchant, ce qui le rend particulièrement adapté aux pièces exposées à l'extérieur. Une fois sec, il brûle aussi très facilement, ce qui expliquerait son nom de « bois pétrole ».

Dans d'autres îles du Pacifique, le bois est utilisé pour fabriquer des outils, des éléments de pirogues et des coffres de rangement traditionnels.

Aux îles Salomon, les fruits secs servent de pièges à mouches.

Aux îles de la Société, le latex est traditionnellement utilisé dans les pratiques d'embaumement des défunts.

Le bois tabou porte différents noms dans les langues kanak et océaniennes :

  • mêdugoo, mâdùgo, manoungo (paicî)
  • potr (drehu, iaai, fagauvea)
  • pujapuja (nengone)
  • buè (xârâcùù)
  • madubwon (cèmuhî) 
  • bwak, buak (nêlêmwa & nixumwak) 
  • guec (jawe, nemi, fwâi, pije)
  • pué (nââ drubéa) 
  • pua (Tahiti, Tonga, Futuna)
  • puauvea (Wallis)

Sources : Lormée et al., 2011 ; Suprin, 2008 ; Gâteblé, 2015 ; Werler et al., 2025 ; Appam.nc

Sont impliqués dans la réalisation de cette fiche

Cette fiche a été réalisée grâce au soutien financier de l'Agence rurale dans le cadre de son appui au développement de la filière « Plantes comestibles, fruits et légumes de diversification ».

L'Agence rurale et l'Institut agronomique néo-calédonien (IAC) ont signé en 2026 une convention de partenariat pour la réalisation et l'intégration de 25 nouvelles fiches techniques variétales dans Agripédia.

L'objectif de ce partenariat est de contribuer à l'amélioration de la couverture alimentaire de la Nouvelle-Calédonie en favorisant la diffusion de connaissances sur des productions locales adaptées aux conditions pédoclimatiques du territoire, présentant des qualités nutritionnelles et environnementales remarquables.

L'équipe d'Agripédia et l'IAC remercient chaleureusement l'Agence rurale pour son précieux soutien !

Partenaires principaux, Agripédia 2026
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Logos partenaires (IRD, IPNC)
Logos partenaires (IRD, IPNC)

Sources

  1. Endemia, 2026. Fagraea berteroana A.Gray ex Benth. Endemia – Faune & Flore de Nouvelle-Calédonie. Consulté le 17 septembre 2026. Consulter la fiche Endemia
  2. Gâteblé G., 2015. Plantes ornementales de Nouvelle-Calédonie. Éditions Au Vent des Îles. [Fagraea berteroana, p. 126-127].
  3. IUCN, 2021. Fagraea berteroana. The IUCN Red List of Threatened Species. Consulter la fiche UICN
  4. Lormée N., Cabalion P., Hnawia É., 2011. Hommes et plantes de Maré, îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie. IRD Éditions, Marseille, 236 p. [Fagraea berteroana, p. 146].
  5. Suprin B., 2008. Plantes du littoral de Nouvelle-Calédonie. Éditions Photosynthèse, Nouméa, 270 p. [Bois tabou – Fagraea berteroana, p. 33-34].
  6. Werler N., Huchedé P., Gimard L., Barguil Y., Matsui M. et al., 2025. « Usages traditionnels et activités pharmacologiques de cinq plantes de Nouvelle-Calédonie – Bois tabou, Fagraea berteroana A.Gray ex Benth. » Ethnopharmacologia, nos 71-72, p. 94-95. Consulter l'article
  7. APPAM-NC, s. d. Fagraea berteroana A. Gray. Association pour la promotion des plantes aromatiques et médicinales de Nouvelle-Calédonie. Consulter la fiche APPAM-NC

Auteurs

Publiée le 22 septembre 2026

Rédaction de la fiche

  • Estelle Bonnet-Vidal (Lincks)

Relectures, expertise et amendements

  • Mariko Matsui (Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie)

Citation recommandée

Bonnet-Vidal, E., Matsui M., (2026). Bois tabou (Fagraea berteroana). Agripedia.nc, Institut agronomique néo-calédonien (IAC), avec le soutien financier de l'Agence rurale. Disponible sur : https://www.agripedia.nc [En ligne, consulté le jour/mois/année].

Voir également la FAQ : « Comment citer cette référence bibliographique ? »

Référent / Contact

Mariko Matsui
Chercheure en immunologie
Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie
Mis à jour le 13/10/2026
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