Bolé
Bolé
-
Identité
Nom scientifiqueAcronychia laevisFamilleRutaceaeStatut BiogéographiquePlante indigèneOrigine géographique--Distribution géographique--Noms Kanakm'boui (paicî)pojè, hmelexeci (drehu)bole (nengone)bouï (xârâcùù)pô (drubea)gerit, görit (jawe)Autres noms communshard aspen (anglais)Milieu naturel d'origineLittoralStatut IUCNPréocupation mineure (LC)
-
Description
Type de plante--Durée de vie--Hauteur à maturité--
-
Conduite culturale
Type de sol--Pollinisation--Croissance--Entretien / Soins--Exposition au soleil--Besoin en eauRésistance à la sécheresse
-
Saisonnalité
FloraisonFruitsTaille
Généralités
Le bolé (Acronychia laevis) est une plante indigène de la famille des Rutacées. En 2008, le botaniste Bernard Suprin a adopté comme nom commun français « bolé », son nom en nengone, la langue de Maré (Suprin, 2008 ; Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025)
Cet arbuste, qui peut devenir un arbre en forêt, est commun à basse altitude en Nouvelle-Calédonie. Il présente toutefois une large répartition, sur la Grande Terre comme dans les îles. Il fréquente des milieux variés : forêts sèches, maquis, savanes et formations littorales. Il affectionne particulièrement les terrains calcaires, mais peut également être observé sur en maquis minier et en forêt humide (Suprin, 2008 ; Endemia).
Il est également présent dans l’est de l’Australie, notamment au Queensland et en Nouvelle-Galles du Sud, ainsi que sur l’île de Lord Howe. En Australie, il pousse depuis le bord de mer jusqu’à environ 600 m d’altitude (Hartley, Flora of Australia).
L’espèce serait arrivée en Nouvelle-Calédonie relativement récemment par dispersion naturelle à longue distance. Elle est classée en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l’UICN (Werler et al., 2025 ; UICN, 2021 ; Endemia).
Usages dans la culture kanak
Le bolé possède plusieurs usages traditionnels dans la culture kanak.
À Maré, les feuilles sont parfois utilisées pour envelopper la viande de cochon cuite au four traditionnel à pierres, afin de la parfumer et de rendre sa peau dure (Lormée et al., 2011).
Le bolé y est également associé à la culture et à la conservation des ignames (Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025) :
- Avant de planter les ignames, en particulier les ignames nobles comme les wadrawa, on se frotte les mains avec des feuilles de bole afin de masquer sa propre odeur ;
- Les ignames peuvent aussi être frottées avec des feuilles préalablement passées à la flamme pour traiter le xedixed, un feutrage blanchâtre qui recouvre les tubercules conservés hors de terre et qui serait probablement d’origine fongique.
Les nombreux usages médicinaux traditionnels du bolé sont présentés plus loin dans cette fiche.
Le bolé porte différents noms dans les langues kanak (Suprin, 2008 ; Werler et al., 2025) :
- gerit, görit (jawe)
- m’boui (paicî)
- pojè, hmelexeci (drehu)
- bole (nengone)
- pô (drubea)
- bouï (xârâcùù)