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Bolé

Bolé

 

Bolé

Acronychia laevis
Mis à jour le 16/09/2026
  • Identité

    Nom scientifique
    Acronychia laevis
    Famille
    Rutaceae
    Statut Biogéographique
    Plante indigène
    Origine géographique
    --
    Distribution géographique
    --
    Noms Kanak
    m'boui (paicî)
    pojè, hmelexeci (drehu)
    bole (nengone)
    bouï (xârâcùù)
    pô (drubea)
    gerit, görit (jawe)
    Autres noms communs
    hard aspen (anglais)
    Milieu naturel d'origine
    Littoral
    Statut IUCN
    Préocupation mineure (LC)
  • Description

    Type de plante
    --
    Durée de vie
    --
    Hauteur à maturité
    --
  • Conduite culturale

    Type de sol
    --
    Pollinisation
    --
    Croissance
    --
    Entretien / Soins
    --
    Exposition au soleil
    --
    Besoin en eau
     
     
     
     
     
    Résistance à la sécheresse
     
     
     
     
     
  • Saisonnalité

    Floraison
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Fruits
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Taille
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    Aoû
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
Détail des fleurs et feuilles de Bolé (Acronychia laevis) à Bélep © G. Gâteblé (IAC)
Détail des fleurs et feuilles de Bolé (Acronychia laevis) à Bélep © G. Gâteblé (IAC)

Généralités

Le bolé (Acronychia laevis) est une plante indigène de la famille des Rutacées. En 2008, le botaniste Bernard Suprin a adopté comme nom commun français « bolé », son nom en nengone, la langue de Maré (Suprin, 2008 ; Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025)

Cet arbuste, qui peut devenir un arbre en forêt, est commun à basse altitude en Nouvelle-Calédonie. Il présente toutefois une large répartition, sur la Grande Terre comme dans les îles. Il fréquente des milieux variés : forêts sèches, maquis, savanes et formations littorales. Il affectionne particulièrement les terrains calcaires, mais peut également être observé sur en maquis minier et en forêt humide (Suprin, 2008 ; Endemia).

Il est également présent dans l’est de l’Australie, notamment au Queensland et en Nouvelle-Galles du Sud, ainsi que sur l’île de Lord Howe. En Australie, il pousse depuis le bord de mer jusqu’à environ 600-700 m d’altitude (Hartley, 1974).

L’espèce serait arrivée en Nouvelle-Calédonie relativement récemment par dispersion naturelle à longue distance. Elle est classée en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l’UICN (Werler et al., 2025 ; UICN, 2021 ; Endemia).

Usages dans la culture kanak

Le bolé possède plusieurs usages traditionnels dans la culture kanak.

À Maré, les feuilles sont parfois utilisées pour envelopper la viande de cochon cuite au four traditionnel à pierres, afin de la parfumer et de rendre sa peau dure (Lormée et al., 2011).

Le bolé y est également associé à la culture et à la conservation des ignames (Lormée et al., 2011 ; Werler et al., 2025) :

  • Avant de planter les ignames, en particulier les ignames nobles comme les wadrawa, on se frotte les mains avec des feuilles de bole afin de masquer sa propre odeur ;
  • Les ignames peuvent aussi être frottées avec des feuilles préalablement passées à la flamme pour traiter le xedixed, un feutrage blanchâtre qui recouvre les tubercules conservés hors de terre et qui serait probablement d’origine fongique.

Les nombreux usages médicinaux traditionnels du bolé sont présentés plus loin dans cette fiche.

Le bolé porte différents noms dans les langues kanak (Suprin, 2008 ; Werler et al., 2025) :

  • gerit, görit (jawe)
  • m’boui (paicî)
  • pojè, hmelexeci (drehu)
  • bole (nengone)
  • pô (drubea)
  • bouï (xârâcùù)

Description

Acronychia laevis présente les principales caractéristiques botaniques suivantes :

Allure générale

  • Arbuste ou petit arbre pouvant atteindre 12 m de hauteur ;
  • Écorce claire et lisse ;
  • Rameaux opposés deux à deux.

Feuilles

  • Feuilles simples, de forme variable, généralement elliptiques, allongées ou plus larges vers leur extrémité ;
  • Feuilles assez fermes et coriaces d'environ 2,5 à 9,5 cm de long sur 1 à 5 cm de large ;
  • Pétiole court, renflé à la base ;
  • Limbe parsemé de petites glandes à essence visibles sous forme de fines ponctuations : lorsqu’on froisse les feuilles, elles libèrent une odeur caractéristique.

Fleurs

  • Petites fleurs de 6 à 10 mm de long, regroupées en inflorescences comprenant quelques fleurs à de nombreuses fleurs ;
  • Couleur blanc crème à blanchâtre ;
  • Quatre grands pétales disposés en croix ;
  • Floraison principale en été, pouvant être suivie d’une ou deux autres floraisons dans l’année ;
  • Fleurs très fréquentées par les abeilles et floraison appréciée des apiculteurs.

Fruits

  • Petites drupes d’environ 6 à 12 mm de large ;
  • Quatre loges donnant au fruit une forme carrée caractéristique ;
  • Fruits verts lorsqu'ils sont jeunes devenant rouge brunâtre en séchant ;
  • Épiderme à l’aspect de peau d’orange, contenant des glandes à essence : lorsqu’on écrase le fruit vert, il dégage un parfum rappelant l’eau de Cologne ;
  • Fructification pouvant être observée tout au long de l’année ;
  • Fleurs et fruits pouvant être présents simultanément sur une même branche.

Graines

  • Forme ellipsoïdale ;
  • Couleur brun rougeâtre foncé à noirâtre ;
  • Environ 4 à 4,5 mm de long.

(Suprin, 2008 ; Hartley, 1974 ; Werler et al., 2025)

 

 

Seisonnalité

Floraison principalement de décembre à mai en Nouvelle-Calédonie, avec des variations selon les secteurs et les individus ;

Fructification pouvant être observée tout au long de l’année ;

Référent / Contact

Estelle VIDAL
Communication scientifique
Lincks
Mis à jour le 02/10/2026
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