Laitue
La laitue est un incontournable des cultures légumières en Nouvelle-Calédonie, aussi bien chez les maraîchers que dans les jardins familiaux. Cette fiche technique rassemble tous les conseils pour réussir sa culture : choix des variétés, semis, plantation, conduite de culture, récolte et protection contre les maladies et les ravageurs.
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Identité
Nom scientifiqueLactuca sativa L.FamilleAsteraceaeStatut BiogéographiquePlante introduite cultivéeOrigine géographiqueAsie du Sud-OuestDistribution géographiquePays intertropicaux et tempérésNoms Kanak--Autres noms communsSaladeLettuce (En)
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Description
Type de planteHerbacéeFeuillageCaduqueType de légumeLégume feuilleCouleur du légumeVertDurée de vieAnnuelleHauteur à maturitéMoins de 50 cmLargeur à maturitéMoins de 50 cmSystème racinairePeu développé
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Conduite culturale
MultiplicationSemisOù planter ?Hors-solExtérieurSerrePleine terreType de solSol drainantTous typesHumifèreDensité10 plants/m2ProductivitéMoyenne à élevéePollinisationAutopollinisationCroissanceRapideEntretien / SoinsModéréExposition au soleilSoleilBesoin en eauRésistance à la sécheresse
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Santé
Résistance aux ravageursRésistance aux maladiesPrincipaux ravageursThripsChrysomèlesPrincipales maladiesCercosporioseSeptoriose
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Usage & vertus
AlimentationProduit fraisCuisinéVertusDigestionAntioxydantsAutre usage--
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Saisonnalité
SemisFloraisonRécolte
Généralités
La laitue cultivée (Lactuca sativa L.) est une plante herbacée de la famille des Astéracées, cultivée pour ses feuilles tendres, croquantes et rafraîchissantes. Elle fait partie des salades vertes, un terme qui désigne les légumes-feuilles généralement consommés crus et assaisonnés d'une vinaigrette, comme la batavia, la mâche, la chicorée ou le cresson.
À l'origine, le mot salade ne désignait pas la plante, mais la sauce froide qui l'accompagnait. Ce n'est qu'au XVIᵉ siècle que ce terme s'est progressivement appliqué aux légumes-feuilles eux-mêmes.
La laitue est aujourd'hui cultivée dans la plupart des régions du monde, aussi bien sous climat tempéré que tropical. Elle se cultive en plein champ, mais également sous serre ou sous tunnel. Les cultures sous abri permettent de mieux maîtriser les conditions de production, de limiter les effets des aléas climatiques, de prolonger les périodes de récolte et d'améliorer les rendements.
Grâce à son cycle de culture court (1,5 à 3 mois selon les variétés et les conditions de culture), la laitue est l'un des légumes incontournables des exploitations maraîchères. Elle figure également parmi les légumes-feuilles les plus cultivés au monde. En 2024, la production mondiale de laitues et de chicorées atteignait près de 28 millions de tonnes (FAOSTAT, 2024).
En Nouvelle-Calédonie, la laitue est l'un des légumes les plus commercialisés. La production locale de salades est restée élevée durant la décennie 2010-2020, autour de 1 500 tonnes par an, notamment grâce au développement des cultures sous abri et des systèmes de production hors-sol. Depuis 2021, les volumes commercialisés sont toutefois en baisse.
Les importations restent faibles et le taux de couverture du marché local avoisine 100 %. Les prix demeurent cependant très variables selon les saisons et les conditions climatiques : ils peuvent descendre autour de 500 F CFP/kg en période de forte production, pendant la saison fraîche, et dépasser 1 200 F CFP/kg durant l'été, lorsque les volumes disponibles sont plus faibles.
Sources : Birlouez (2023), FAOSTAT (2024), Ratiason (2021).
Origine
La laitue cultivée (Lactuca sativa L.) est issue de la domestication de laitues sauvages, probablement à partir de Lactuca serriola. Son centre d'origine exact fait encore débat, mais les données historiques, botaniques et génétiques situent aujourd'hui sa domestication en Asie du Sud-Ouest, dans une région comprise entre la Mésopotamie (actuel Irak) et l'Iran. C'est dans cette zone que l'on trouve la plus grande diversité d'espèces sauvages apparentées ainsi que les premières traces d'agriculture.
La laitue se diffuse ensuite vers l'Égypte, où elle apparaît sur des peintures et des gravures ornant les tombeaux dès 2 500 av. J.-C. Les Égyptiens la consomment comme légume, utilisent ses graines pour produire de l'huile et lui attribuent une forte valeur symbolique. Durant l'Antiquité, sa culture gagne ensuite la Perse, la Grèce et Rome, avant de se répandre progressivement dans le reste de l'Europe à partir de la Renaissance. La laitue doit son nom au suc blanc, appelé latex, qui s'écoule de ses tissus lorsqu'ils sont sectionnés.
Au fil des siècles, la sélection réalisée par les agriculteurs a profondément transformé cette plante. Les variétés cultivées sont devenues moins amères, moins riches en latex, moins épineuses et moins sujettes à la montée en graines. Elles présentent également des feuilles plus tendres et plus volumineuses, ainsi qu'une meilleure adaptation aux différents climats et modes de culture.
Aujourd'hui, les programmes de sélection variétale continuent d'améliorer la qualité des laitues, leur résistance aux maladies et aux ravageurs, ainsi que leur adaptation aux conditions de production modernes.
Sources : de Vries (1997) ; Grubben (2004) ; Birlouez (2023).
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La laitue est l'un des principaux légumes-fruits cultivés en Nouvelle-Calédonie. Pour découvrir d'autres espèces adaptées aux conditions locales, consultez également les fiches suivantes :
👉 tomate ; poivron ; courgette ; haricot vert ; concombre ; aubergine ; chou pommé ; chouchoute ;
👉 igname ; taro d'eau ; patate douce ; chou kanak ; manioc.
Usages et vertus
Qualités nutritionnelles
Longtemps considérée comme peu nutritive, la laitue est pourtant une source intéressante de fibres, de vitamines (notamment vitamines A, C et B9), de minéraux (potassium, calcium, magnésium et fer) ainsi que de nombreux composés antioxydants, tels que les caroténoïdes et les polyphénols. Ces composés contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif et participent au bon fonctionnement de l'organisme.
La valeur nutritionnelle varie selon les variétés. En règle générale, les laitues à feuilles vert foncé ou rouges (romaine, laitue feuille de chêne, laitue rouge...) sont plus riches en vitamines et en antioxydants que les laitues pommées de type iceberg, dont les feuilles sont plus croquantes mais moins concentrées en nutriments (Kim et al., 2016).
Valeur nutritionnelle moyenne pour 100 g de laitue crue (source : Ciqual Anses)
| Énergie | 14 kcal |
| Eau | 95,4 g |
| Protéines | 1,35 g |
| Glucides | 1,22 g |
| Lipides | 0,2 g |
| Fibres | 1,1 g |
| Cendres | 0,58 g |
| Sel (chlorure de sodium) | 0,021 g |
| Calcium | 64,6 mg |
| Cuivre | 0,036 mg |
| Fer | 1,1 mg |
| Magnésium | 14,9 mg |
| Manganèse | 0,4 mg |
| Phosphore | 30 mg |
| Potassium | 206 mg |
| Sodium | 8,47 mg |
| Vitamine A | 303 µg |
| Vitamine B3 (Niacine) | 0,35 mg |
| Vitamine B9 | 49 µg |
| Vitamine C | 5,53 mg |
| Vitamine K1 | 123 µg |
| ß-Carotène | 3640 µg |
Usages culinaires
Les feuilles de laitue sont principalement consommées crues, en salade, généralement assaisonnées d'une vinaigrette. Certaines variétés peuvent également être cuites (braisées, sautées ou ajoutées aux soupes).
Bienfaits pour la santé
Grâce à sa richesse en eau, en fibres, en vitamines et en minéraux, la laitue constitue un légume léger et rafraîchissant. Les fibres contribuent au bon fonctionnement du transit intestinal tout en étant généralement bien tolérées sur le plan digestif.
La laitue contient également des composés antioxydants, tels que le β-carotène et les polyphénols, qui contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif, impliqué dans les mécanismes du vieillissement cellulaire.
Description de la plante
La salade est une plante herbacée annuelle à croissance rapide.
Allure générale
- port en rosette, les feuilles sont regroupées à la base de la plante autour d'une tige très courte ;
- hauteur de 20 cm à 1 m, selon la variété et le stade de développement ;
- en fin de cycle, développement d'une tige florale ramifiée (montée en graines) ;
- les feuilles et la tige libèrent un latex blanc lorsqu'elles sont coupées.
Racines
- racine pivotante épaisse et charnue ;
- nombreuses racines latérales superficielles, principalement concentrées dans les premiers centimètres du sol.
Feuilles
- selon les variétés, elles restent libres (laitues à couper) ou s'imbriquent progressivement pour former une pomme (cœur de feuilles serrées plus ou moins compact) ;
- limbe entier, plus ou moins découpé, denté, frisé ou frangé selon les variétés ;
- couleur très variable : vert clair, vert foncé, rouge ou brun violacé.
Fleurs
- si la laitue n'est pas récoltée, une tige florale ramifiée se développe au centre de la rosette ;
- nombreuses petites fleurs jaunes regroupées en capitules, caractéristiques de la famille des Astéracées ;
- fleurs bisexuées, plante principalement autogame ;
- pollinisation principalement par autofécondation ; les insectes peuvent occasionnellement provoquer quelques croisements entre variétés.
Fruits
- petit fruit sec indéhiscent appelé akène, de 3 à 8 mm de long ;
- blanc, jaunâtre, gris, brun ou noir selon les variétés ;
- surmonté d'une aigrette de poils blancs facilitant sa dispersion par le vent.
Graines
- allongées, très légères ;
- environ 800 à 1200 graines par gramme.
(Source : Grubben, 2004)
Saisonnalité et calendrier de culture
En Nouvelle-Calédonie, la pleine période de production de la laitue se situe pendant la saison fraîche.
Le cycle de culture est court. Il dure généralement de 1,5 à 3 mois, selon les variétés, les conditions climatiques et le mode de conduite. Les températures élevées accélèrent le développement de la plante et favorisent la montée en graines, tandis que les périodes chaudes et humides augmentent les risques de maladies.
👉 En plein champ, il est recommandé d'éviter les plantations pendant la saison des pluies (janvier à mars), en raison des fortes pluies, des températures élevées et des risques accrus de maladies.
👉 Sous abri, la laitue peut être cultivée toute l'année, sous réserve d'une bonne maîtrise de la température, de l'aération et de l'irrigation.
Les laitues sont généralement récoltées en une seule fois, dès qu'elles ont atteint leur taille commerciale. Les récoltes d'une même plantation s'échelonnent toutefois sur deux à quatre semaines, selon les variétés et les besoins du marché.
Cycle de culture (à titre indicatif) :
- levée : 3 à 5 jours après le semis ;
- repiquage au stade 4-5 feuilles, soit 3 semaines à 1 mois après le semis ;
- élevage des plants en pépinière : 3 à 4 semaines ;
- croissance en terre : 4 à 8 semaines ;
- récolte de la parcelle : 2 à 4 semaines selon les variétés et les conditions de culture.
👉 Pour assurer une production régulière, il est conseillé d'échelonner les semis toutes les 1 à 2 semaines.
Calendrier de culture pour une pleine production au second semestre :
- Semis : mai à août
- Plantation : juin à septembre
- Récolte : juillet à novembre
- Pleine saison : août à octobre
Sources : Projet INTEGRE (2018) ; Ratiarson & Jacques (2021) ; Grubben (2004).
Étaler la production
Pour assurer une production continue, il est recommandé d’échelonner les semis :
- semer une nouvelle série toutes les 1 à 2 semaines ;
- démarrer une nouvelle série avant la fin de production de la précédente ;
- ajuster le rythme en fonction des conditions climatiques, des rendements observés et des débouchés commerciaux.
Par exemple,
Série 1
- semis : début mai
- plantation : début juin
- premières récoltes : mi-juillet
Série 2
- semis : mi-mai
- plantation : mi-juin
- premières récoltes : fin juillet
👉 Cette pratique permet de répartir les récoltes dans le temps, de mieux répondre à la demande du marché et de limiter les périodes de rupture de production.
Sources : Projet INTEGRE (2018).
Production locale
Entre 2010 et 2025, la production marchande de salades s'est élevée en moyenne à 1 268 tonnes par an. Malgré une baisse observée ces dernières années, la salade demeure l'un des principaux légumes produits en Nouvelle-Calédonie.
Les importations restent faibles et la production locale couvre généralement la quasi-totalité des besoins du marché.
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Entre 2010 et 2020, les volumes commercialisés sont restés relativement stables, autour de 1 500 tonnes par an, avec un pic de 1 631 tonnes atteint en 2014.
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Depuis 2021, la production est plus fluctuante et affiche une tendance à la baisse. Après un rebond en 2023 (1 497 tonnes), les volumes commercialisés sont retombés à 876 tonnes en 2024, puis à 752 tonnes en 2025, leur niveau le plus faible de la période étudiée.
Le second semestre correspond généralement à la période de production la plus abondante.
Le graphique ci-dessous présente l'évolution de la production marchande de salades en Nouvelle-Calédonie entre 2010 et 2025 (source : DAVAR, 2026).
Les principaux types de laitues
Il existe plusieurs centaines de variétés de laitue, regroupées en quelques grands types qui se distinguent par la forme de leurs feuilles, leur texture et leur mode de consommation.
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Batavia : feuilles épaisses, croquantes et légèrement cloquées. Les laitues Batavia sont particulièrement appréciées et bien représentées en Nouvelle-Calédonie, notamment pour leur adaptation aux conditions chaudes et humides.
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Beurre : feuilles tendres, souples et légèrement ondulées, formant une pomme plus ou moins compacte. Très appréciée pour sa texture fondante.
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Romaine : longues feuilles dressées formant une pomme allongée. Elle se distingue par sa nervure centrale épaisse et croquante.
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Laitue à couper : ne forme pas de pomme. Les feuilles sont récoltées au fur et à mesure des besoins, ce qui permet plusieurs récoltes sur un même plant.
Source : Grubben (2004), Ratiarson (2021).
Quelles variétés choisir ?
La laitue présente une grande diversité variétale. Les variétés se distinguent notamment par la forme et la couleur des feuilles, leur précocité, leur potentiel de production, leur résistance aux maladies ainsi que leur adaptation aux différentes saisons de culture.
Principaux critères de choix
- la tolérance à la chaleur, afin de pouvoir produire en dehors de la saison fraîche ou sous abri ;
- la tolérance aux fortes pluies, les laitues Batavia, aux feuilles plus épaisses et plus résistantes, sont généralement mieux adaptées à ces conditions ;
- la résistance à la montaison, pour limiter la montée en graines précoce et prolonger la période de récolte. Une laitue montée est généralement impropre à la commercialisation ;
- le type de laitue, selon le marché visé (romaine, batavia, beurre, iceberg, laitue à couper, laitue colorée...) ;
- la tolérance ou la résistance aux principales maladies, notamment au mildiou.
- la durée de conservation après récolte, particulièrement importante pour les producteurs qui approvisionnent les marchés ou la grande distribution.
Ce qui améliore les rendements
- Production précoce sous abri ouvert (effet parapluie, meilleure conservation du paillage et régulation des températures) ;
- Utilisation de variété résistantes aux maladies ;
- Plantation sur planches surélevées ;
- Utilisation d'un paillage ;
- Plantation de jeunes plants en motte plutôt qu'en semis direct.
👉 La production en dehors de la pleine saison reste possible mais s'avère généralement plus difficile en raison des fortes températures, de l'humidité élevée et de la pression accrue des ravageurs et maladies.
Les essais variétaux conduits en Nouvelle-Calédonie ont permis d'évaluer le potentiel de production de plusieurs variétés de laitue. Les rendements présentés ci-dessous correspondent aux meilleurs résultats obtenus dans les conditions de l'essai et peuvent varier selon les conditions de culture. Les essais ont été réalisés entre juillet 2017 et septembre 2020.
| Variété | Type | Principales caractéristiques | Atouts | Poids moyen (en g) | Rendement observé (en t/ha) | Date de récolte |
| Analora | Beurre | feuilles vertes, rondes, lisses | bonne qualité gustative | 752 | 29,5 | sept 2019 |
| Antolina | Beurre | feuilles vertes, rondes, lisses | pomme régulière | 582 | 30,7 | sept 2019 |
| Blonde de Paris | Batavia | feuilles vertes, croquantes, bords dentés | résistante à la nécrose marginale, adaptée à la saison chaude | 804 | 53,5 | août 2020 |
| Gina | Batavia | feuilles vertes teintées de rouge, épaisses, bords dentés | très productive, adaptée à la saison chaude, résistante à la montaison | 664 | 60,1 | août 2020 |
| Great Lakes 659 | Batavia | feuilles vertes, croquantes, bords dentés | gros calibre | 860 | 55,6 | août 2020 |
| Minetto | Batavia | feuilles vertes, croquantes, bords dentés | bonne tolérance à la chaleur, à la montaison et aux fortes pluies | 714 | 29 | sept. 2019 |
| Seurat | Beurre | feuilles rouges, rondes, lisses | feuilles riches en anthocyanes | 238 | 14,6 | sept. 2019 |
| Totana | Romaine | feuilles allongées étroites, nervure centrale épaisse et croquante | excellente qualité de cœur | 720 | 35 | sept 2020 |
👉 Dans les essais réalisés en Nouvelle-Calédonie, les variétés Gina, Great Lakes 659 et Blonde de Paris (batavias) figurent parmi les plus productives, avec des rendements supérieurs à 50 t/ha. Les variétés beurre présentent des rendements plus modestes, mais sont appréciées pour la tendreté de leurs feuilles.
Sources : Projet INTEGRE (2018), Ratiarson & Jacques (2021), Utard, Robert & Drouin (2023) ; essais variétaux ADECAL-Technopole, 2017-2020.
Exigences environnementales
La laitue est une plante exigeante en eau et en fertilité du sol, mais relativement sensible aux températures élevées. Son développement et sa production dépendent fortement des conditions climatiques et de la qualité du sol. Une bonne maîtrise de ces facteurs est essentielle pour obtenir des rendements réguliers, notamment en agriculture biologique.
Climat
- climat tempéré à subtropical ;
- en Nouvelle-Calédonie, les meilleures performances sont généralement obtenues pendant la saison fraîche (juin à septembre) ;
- la culture sous abri permet de limiter les effets des fortes pluies, de mieux maîtriser l'irrigation et d'améliorer la régularité de la production.
👉 Les variétés tolérantes à la chaleur permettent toutefois de produire des laitues tout au long de l'année sous abri.
Température
- température optimale de croissance : 15 à 25 °C ;
- températures nocturnes idéales : 10 à 15 °C ;
- les températures élevées (supérieures à 28 °C) favorisent la montée en graines, augmentent l'amertume des feuilles et peuvent provoquer des nécroses marginales ("tip burn") ;
- des températures fraîches favorisent la formation de pommes compactes chez les variétés pommées.
Lumière
- emplacement bien ensoleillé ;
- une bonne luminosité favorise la croissance des feuilles ;
- la plupart des variétés modernes sont peu sensibles à la durée du jour ;
- les températures ont davantage d'influence sur la montée en graines que la longueur du jour.
Eau et humidité
- besoins en eau réguliers tout au long du cycle ;
- maintenir le sol frais sans excès d'eau ;
- les déficits hydriques ralentissent la croissance, réduisent la taille des pommes et favorisent les nécroses marginales ;
- les excès d'eau et l'engorgement du sol favorisent le développement de maladies.
Sol
- fertiles et bien drainés ;
- riches en matière organique ;
- profonds et bien structurés ;
- à bonne capacité de rétention en eau, le système racinaire étant relativement superficiel ;
- de texture limono-sableuse à limoneuse.
- pH optimal : 6,0 à 7,0.
Sources : Grubben (2004), Projet INTEGRE (2018), Ratiarson & Jacques (2021), Caburet et al. (2023).
Reproduction et semences
Les producteurs peuvent produire leurs propres semences en conservant quelques plants destinés à monter en fleurs puis à graines. Pour préserver la pureté variétale, il est recommandé d'éviter la floraison simultanée de plusieurs variétés sur une même parcelle.
- fécondation principalement autogame, généralement avant l'ouverture des fleurs ;
- les croisements naturels entre variétés restent peu fréquents, même si les insectes pollinisateurs peuvent occasionnellement les favoriser ;
- la floraison intervient généralement 8 à 12 semaines après le semis ; les plantes développent une tige florale puis produisent de nombreuses graines ;
- récolter les graines lorsqu'environ 60 % des fleurs de chaque capitule sont fanées et que les tiges commencent à sécher ;
- éviter de récolter les graines des premiers plants montés en graines, afin de ne pas sélectionner progressivement des variétés à montaison précoce.
Sources : Grubben (2004) ; Utard et al. (2023).
Multiplication par semis
La laitue se multiplie exclusivement par semis. Il faut généralement prévoir 180 à 200 g de semences par hectare. Les besoins sont plus élevés en cas de semis direct.
Le recours à des plants élevés en pépinière permet d'obtenir une culture plus homogène, de sécuriser l'implantation et de réduire les besoins en semences. Cette technique est aujourd'hui privilégiée par la majorité des maraîchers professionnels.
Semis en pépinière
En pépinière, deux méthodes de semis sont possibles :
- en plaques alvéolées ou en mottes de terreau (méthode recommandée) ;
- en lignes, avec repiquage des jeunes plants environ 7 jours après la levée.
La production de plants en plaques alvéolées est aujourd'hui la technique la plus couramment utilisée. La conduite du semis est la suivante :
- période favorable : de début février à fin octobre ;
- durée d'élevage : environ 3 à 4 semaines ;
- matériel : plaques alvéolées ou godets ;
- substrat : 50 % de sable de rivière et 50 % de compost jeune (3 à 4 mois d'âge) ;
- remplir les alvéoles ou les godets jusqu'à environ 1 cm du bord ;
- déposer une seule graine par alvéole, puis recouvrir d'une fine couche de substrat ;
- tasser délicatement ;
- maintenir le substrat humide par des arrosages en pluie fine ;
- placer les semis sous ombrage jusqu'à la levée ;
- repiquer au stade 3 à 4 feuilles vraies ;
- respecter un espacement de 25 à 30 cm entre les plants ;
- penser à étiqueter les plaques ou les godets avec le nom de la variété et la date du semis.
👉 Astuce : les graines de laitue étant très petites, il existe des semences enrobées, dont certaines sont utilisables en agriculture biologique. Vérifier leur certification avant utilisation.
Sources : Grubben (2004) ; Projet INTEGRE (2018) ; Ratiarson & Jacques (2021) ; Chambre d'agriculture de la Martinique (2014).
Rotation et association de cultures
La laitue peut être cultivée relativement fréquemment sur une même parcelle. Toutefois, afin de limiter l'accumulation des ravageurs, des maladies et l'épuisement du sol, il est recommandé de respecter une rotation de 2 à 3 ans avant de replanter des salades sur la même parcelle.
Précédents culturaux
- À privilégier : concombre, courgette, pastèque, aubergine, poivron, tomate ;
- À éviter : laitue et autres salades, chou et autres Brassicacées, haricot, pois.
Associations culturales
- Favorables : tomate, concombre, courges, chou, carotte, radis, haricot, pois ;
- À éviter : persil, maïs, céleri.
👉 Alterner les familles botaniques d'une culture à l'autre permet de limiter naturellement le développement de nombreux ravageurs et maladies.
Sources : Projet INTEGRE (2018) ; Grubben (2004).
Conduite de culture
La laitue est une culture relativement facile à conduire.
Sa réussite repose sur une bonne préparation du sol, une alimentation régulière en eau et en éléments nutritifs, ainsi qu'une surveillance attentive des ravageurs et des maladies. Les principales recommandations de conduite culturale sont présentées ci-dessous.
👉 Pour aller plus loin, consultez également la fiche « Conduite des cultures maraîchères en agriculture biologique »
Préparation du sol
La laitue nécessite un sol bien structuré afin de favoriser le développement du système racinaire.faux semis et désherbage préalable ;
- ameublissement du sol sur 25 à 30 cm de profondeur ;
- incorporer 3 à 4 tonnes de compost bien décomposé (3-4 mois) pour 1 000 m² avant la plantation.
- mise en forme des buttes ou planches surélevées de 25 à 30 cm et 1,2 m de large ;
- nivellement et affinage de la surface ;
- corriger l'acidité du sol si nécessaire afin de maintenir un pH compris entre 6 et 7.
👉 Faux-semis : cette technique consiste à préparer le sol 2-3 semaines avant la plantation, puis à provoquer la levée des mauvaises herbes par un léger arrosage. Les jeunes adventices sont ensuite détruites avant la mise en culture, ce qui réduit fortement les besoins en désherbage.
Plantation
Elle peut se faire en plein champ ou sous abri :
- stade recommandé : 3 à 4 feuilles vraies ;
- la motte doit être bien tenue par les racines ; éviter de casser lors du repiquage ;
- période optimale : juin à septembre en plein champ ou toute l'année sous abri ;
- planter en quinconce ;
- tremper les mottes 10 à 15 minutes avant la plantation ;
- placer la motte de manière à ce que le collet reste au niveau du sol, sans l’enterrer ;
- tasser légèrement le sol
- arroser les plants immédiatement au pied.
Espacement des plants
La densité de plantation dépend de la vigueur des variétés, du mode de conduite et des objectifs de production. Les espacements suivants sont généralement recommandés :
- Sur le rang : 30 cm
- Entre les rangs : 30 cm (jusqu'à 40-60 cm sur planches ou buttes surélevées)
- Densité : environ 10 plants/m²
Sources : Projet INTEGRE (2018) ; Ratiarson & Jacques (2021) ; Caburet et al. (2023) ; Chambre d’agriculture de la Martinique (2014).
Mode de culture
- en plein champ sur planches ou buttes ;
- sous abri ;
- sous voile ou filet anti-insectes pendant les premières semaines.
Paillage et protection des jeunes plants
- installer un paillage organique (foin, herbe sèche...) afin de limiter les adventices, conserver l'humidité du sol et limiter les projections de terre sur les feuilles ;
- en début de culture, un voile ou un filet anti-insectes peut être installé afin de protéger les jeunes plants des ravageurs et d'améliorer la reprise.
Entretien des cultures
Irrigation
La laitue est particulièrement sensible au stress hydrique. Son système racinaire superficiel nécessite des apports d'eau réguliers tout au long du cycle.
Il est recommandé de :
- privilégier une irrigation au goutte-à-goutte ;
- arroser régulièrement afin de maintenir un sol frais, sans excès d'eau ;
- apporter l'eau directement au pied des plants et de préférence le matin ;
- éviter de mouiller le feuillage afin de limiter le développement des maladies.
À titre indicatif :
- en saison fraîche : environ 2 heures d'irrigation tous les 2 à 3 jours (goutteurs espacés de 20 cm, débit de 1,6 L/h) ;
- sous abri : environ 1 heure d'irrigation par jour, à ajuster selon les conditions climatiques et le type de sol.
⚠️ Éviter les alternances de sécheresse et d'excès d'eau, qui ralentissent la croissance, favorisent les nécroses marginales des feuilles (tip burn) et réduisent la qualité des pommes.
Désherbage
La laitue est sensible à la concurrence des adventices, notamment en début de culture.
- maintenir la parcelle propre par des interventions régulières (binage, sarclage, houe maraîchère) ;
- limiter la levée des adventices grâce à un paillage organique (foin, paille, tontes de gazon...) ou à une toile tissée.
Fertilisation
La laitue est une culture relativement exigeante en éléments minéraux, notamment en azote et en potassium. Une fertilisation équilibrée favorise une croissance rapide, la formation de pommes bien développées et une bonne qualité des feuilles.
Il est recommandé de :
- incorporer avant la plantation un compost bien décomposé ou une autre matière organique stable ;
- éviter les matières organiques fraîches et les apports importants de déjections animales juste avant la plantation ;
- réaliser les apports de phosphore et de potassium avant la plantation ;
- fractionner les apports d'azote en cours de culture, si nécessaire.
⚠️ Éviter les excès d'azote, qui favorisent une croissance trop rapide, augmentent les risques de maladies et de nécroses marginales (tip burn) et peuvent entraîner une accumulation de nitrates dans les feuilles.
Les besoins nutritifs augmentent fortement au cours des dernières semaines précédant la récolte. Une alimentation régulière et équilibrée est donc préférable à des apports importants réalisés en une seule fois.
En agriculture biologique, les apports de compost peuvent être complétés par des fertilisants organiques liquides (hydrolysats de poisson, extraits végétaux...) en fonction des besoins de la culture.
À titre indicatif, pour un objectif de rendement de 2 kg/m², les besoins en éléments minéraux sont les suivants :
| Élément | Besoins indicatifs (en kg/ha) |
| Azote (N) | 70 |
| Phosphore (P) | 45 |
| Potassium (K) | 140 |
Sources : Projet INTEGRE (2018), d’après CIRAD ; Grubben (2004).
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🌱 Pour les jardins familiaux Un apport de compost bien mûr avant la plantation est généralement suffisant. Si la croissance des laitues ralentit ou que les feuilles pâlissent, un apport complémentaire d'engrais organique (hydrolysats de poisson, purin végétal...) peut être réalisé en cours de culture. Évitez les excès d'azote, qui favorisent des feuilles fragiles et plus sensibles aux maladies. |
Récolte
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récolter les laitues lorsque les pommes sont bien développées et ont atteint leur taille commerciale, avant le début de la montée en graines, soit généralement 6 à 10 semaines après le semis selon les variétés ;
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récolter les laitues tôt le matin, lorsque les températures sont encore fraîches ;
-
couper la tige à la base de la plante à l'aide d'un couteau propre ;
👉 Les laitues à couper peuvent être récoltées plus précocement, feuille par feuille ou en récoltant la plante entière. Plus la récolte est précoce, plus les feuilles sont tendres, mais le rendement est plus faible.
Source : Grubben (2004).
Conservation
La laitue est un légume très périssable qui se déshydrate rapidement après la récolte. Afin de préserver sa fraîcheur et sa qualité, il est recommandé de :
-
retirer les feuilles externes abîmées ou souillées avant le conditionnement ;
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conserver les laitues au réfrigérateur ou en chambre froide (1 à 4 °C), dans un environnement humide afin de limiter le flétrissement ;
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en conditions optimales de conservation, les laitues peuvent être conservées 1 à 2 semaines, selon les variétés et leur état sanitaire.
Source : Grubben (2004).
Principales maladies
La salade est bien adaptée aux conditions de la Nouvelle-Calédonie. Elle peut toutefois être affectée par plusieurs maladies, notamment :
| Maladies | Symptômes principaux | Conditions favorables |
| Mildiou (Bremia lactucae) | Taches jaunâtres, duvet blanc, dessèchement des feuilles | Humidité |
| Virus de la mosaïque de la laitue (LMV) | Mosaïque vert clair/vert foncé, déformation des feuilles | Pucerons |
| Fonte des semis (Phytium spp.) | Jeunes plantules qui se couchent et meurent | Humidité, excès d'arrosage |
| Cercosporiose (Cercospora longissima) | Petites taches brunes à grisâtres | Chaleur, humidité |
| Septoriose (Septoria lactucae) | Petites taches brunes à gris, liseré foncé | Humidité, feuillage mouillé |
| Pourriture blanche (Sclerotinia sclerotiorum) | Pourriture des feuilles, duvet blanc | Humidité |
| Pourriture à sclérotes (Athelia rolfsii) | Mycélium blanc, pourriture des feuilles, petites billes brunes | Chaleur et humidité |
| Rhizoctone brun (Rhizoctonia Solani) | Pourriture du collet, lésions brunes, flétrissement | Humidité |
👉 Pour aider au diagnostic, consulter les sites EPHYTIA-TROPILEG et PHYTO One, plateformes dédiées à l'identification des maladies et ravageurs des cultures en Nouvelle-Calédonie.
Sources : PHYTO One, CAP-NC ; EPHYTIA-TROPILEG, INRAE ; Projet INTEGRE (2018) ; Ratiarson (2021).
Principaux ravageurs
La laitue peut être attaquée par plusieurs ravageurs susceptibles de réduire la qualité et le rendement de la culture.
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pucerons (Aphis gossypii et autres espèces) : colonies sur les jeunes feuilles, enroulement et déformation du feuillage, production de miellat favorisant la fumagine ; transmission possible de virus (LMV) ;
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noctuelles (Helicoverpa armigera, Spodoptera litura) : chenilles qui perforent ou dévorent les feuilles et laissent de nombreuses déjections ;
-
thrips (Thrips spp.) : lésions argentées à orangées sur les feuilles, déformations des jeunes tissus et ralentissement de la croissance ;
-
chrysomèles : trous et découpes irrégulières dans les feuilles, principalement sur les jeunes plants ;
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limaces et escargots : perforations importantes des feuilles et présence de traces de mucus.
👉 Pour faciliter le diagnostic, consultez les plateformes PHYTO One et EPHYTIA-TROPILEG, dédiées à l'identification des maladies et des ravageurs des cultures en Nouvelle-Calédonie.
Sources : PHYTO One, CAP-NC ; EPHYTIA-TROPILEG, INRAE ; Projet INTEGRE (2018) ; Ratiarson (2021).
Méthodes préventives et moyens de lutte agroécologiques
En culture de la laitue, la prévention constitue le moyen le plus efficace pour limiter les maladies et les ravageurs. Une bonne conduite de la culture permet souvent de réduire fortement le recours aux traitements curatifs.
Réduire les risques d'introduction et de propagation
- utiliser des semences saines ;
- choisir des variétés résistantes ou tolérantes lorsque cela est possible ;
- respecter une rotation de 2 à 3 ans minimum entre deux cultures de laitues (4 ans en cas de septoriose) ;
- nettoyer régulièrement la parcelle des débris végétaux ;
- arracher et éliminer rapidement les plants malades ;
- détruire les résidus de culture après la récolte.
Limiter le développement des maladies
- espacer correctement les plants afin de favoriser leur aération ;
- retirer les feuilles malades ou fortement abîmées ;
- éviter de mouiller le feuillage lors de l'arrosage ;
- éviter les excès d'eau et les sols engorgés ;
- désherber régulièrement les parcelles ;
- désinfecter les outils après intervention sur des plants malades.
Favoriser la lutte biologique
- protéger les jeunes plants avec un voile ou un filet anti-insectes ;
- favoriser les auxiliaires naturels (coccinelles, syrphes, chrysopes...) ;
- utiliser des pièges englués pour surveiller les populations de ravageurs
Produits utilisables en prévention
- produits à base de cuivre ;
- préparations végétales fortifiantes (purins...) ;
- huiles essentielles ou produits à base d'orange douce.
Méthodes curatives autorisées en agriculture biologique
En agriculture biologique, plusieurs produits et solutions de biocontrôle peuvent être utilisés selon la maladie ou le ravageur concerné :
Cercosporiose
- soufre micronisé.
Pourriture blanche (Sclérotinia)
- Bacillus subtilis ;
- Coniothyrium minitans.
Chenilles
- Bacillus thuringiensis.
Pucerons et thrips
- savon noir ;
- huile de neem ;
- produits à base d'huile essentielle d'orange douce.
⚠️ Avant toute utilisation, vérifier que le produit est homologué en Nouvelle-Calédonie pour la laitue et l’usage concerné, et qu’il est autorisé en agriculture biologique. Respecter les doses, les délais avant récolte et les conditions d’emploi indiqués sur l’étiquette.
Sources : Projet INTEGRE (2018).
Sont impliqués dans la réalisation de cette fiche
Cette fiche a été réalisée grâce au soutien financier de l'Agence rurale dans le cadre de son appui au développement de la filière « Plantes comestibles, fruits et légumes de diversification ».
L'Agence rurale et l'Institut agronomique néo-calédonien (IAC) ont signé en 2026 une convention de partenariat pour la réalisation et l'intégration de 25 nouvelles fiches techniques variétales dans Agripédia.
L'objectif de ce partenariat est de contribuer à l'amélioration de la couverture alimentaire de la Nouvelle-Calédonie en favorisant la diffusion de connaissances sur des productions locales adaptées aux conditions pédoclimatiques du territoire, présentant des qualités nutritionnelles et environnementales remarquables.
L'équipe d'Agripédia et l'IAC remercient chaleureusement l'Agence rurale pour son précieux soutien !
Sources
- Birlouez É., 2023. Petite et grande histoire des légumes. Éditions Quae, Versailles, 168 p. (p. 64-69).
- Grubben G.J.H., 2004. Lactuca sativa L. In: Grubben G.J.H. & Denton O.A. (Éds), PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l'Afrique tropicale). Wageningen, Pays-Bas. Disponible sur PROTA4U: https://prota.prota4u.org. Consulté le 23 juin 2026.
- Moo Jung Kim, Youyoun Moon, Janet C. Tou, Beiquan Mou, Nicole L. Waterland, 2016. Nutritional value, bioactive compounds and health benefits of lettuce (Lactuca sativa L.). Journal of Food Composition and Analysis, 49, 19-34.
- de Vries I.M., 1997. Origin and domestication of Lactuca sativa L. Genetic Resources and Crop Evolution, 44, 165-174.
- Collectif, s.d. Les feuilles comestibles du Pacifique. Laitues, p. 61-62.
- Ratiarson O. & Jacques Y., 2021. Salade Lactuca sativa L. Astéracées. Livret technique CTEM. ADECAL-Technopole.
- Projet INTEGRE, 2018. La culture de la laitue en Nouvelle-Calédonie. Fiche technique en agriculture biologique. Communauté du Pacifique, Chambre d'agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie, Union européenne.
- Caburet A. et al., 2023. La laitue. In : Mémento de l'agronome. Éditions Quae, Versailles, p. 1036-1037.
- Chambre d'agriculture de la Martinique, 2014. Fiche d'itinéraire technique – Laitue. SUP.COM.DOC 2, 19 juin 2014. Disponible sur Opera Connaissances. Consulté le 10 juillet 2026.
- Utard S., Robert N. & Drouin J., 2023. La laitue. In : Diversifiez vos productions maraîchères avec des semences locales. Programme PROTEGE, IAC, Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, CAP-NC, p. 37.
- Phyto One. Chambre d'agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie. Base de données phytosanitaire.
- Ephytia-Tropileg. INRAE. Base de connaissances sur les bioagresseurs des cultures tropicales.
Auteurs
Rédigée le 15 juillet 2026
Rédaction de la fiche
- Estelle Bonnet-Vidal (Lincks)
Relectures, expertise et amendements
- Olivier Ratiarson (Province sud)
Bonnet-Vidal, E., Ratiarson O. (2026). Laitue (Lactuca sativa L..). Agripedia.nc, Institut agronomique néo-calédonien (IAC), avec le soutien financier de l'Agence rurale. Disponible sur : https://www.agripedia.nc [En ligne, consulté le jour/mois/année].
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