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Concombre

Concombre

 

Concombre

Cucumis sativus
Mis à jour le 24/06/2026

Le concombre

  • Identité

    Nom scientifique
    Cucumis sativus
    Famille
    Cucurbitaceae
    Statut Biogéographique
    --
    Origine géographique
    --
    Distribution géographique
    --
    Noms Kanak
    --
    Autres noms communs
    --
  • Description

    Type de plante
    --
    Feuillage
    --
    Durée de vie
    --
    Hauteur à maturité
    --
    Largeur à maturité
    --
    Système racinaire
    --
  • Conduite culturale

    Multiplication
    --
    Où planter ?
    --
    Type de sol
    --
    Densité
    Productivité
    Pollinisation
    --
    Croissance
    --
    Entretien / Soins
    --
    Exposition au soleil
    --
    Besoin en eau
     
     
     
     
     
    Résistance à la sécheresse
     
     
     
     
     
  • Santé

    Résistance aux ravageurs
     
     
     
     
     
    Résistance aux maladies
     
     
     
     
     
    Principaux ravageurs
    --
    Principales maladies
    --
  • Saisonnalité

    Floraison
    Jan
    Fév
    Mar
    Avr
    Mai
    Juin
    Juil
    A
    Sep
    Oct
    Nov
    Déc
    Fruits
    Jan
    Fév
    Mar
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    Taille
    Jan
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Concombre (Cucumis sativus) © I Stock
Concombre (Cucumis sativus) © I Stock

Description

Le concombre (Cucumis sativus) est une plante potagère de la famille des Cucurbitacées. Son fruit allongé est consommé comme un légume, le plus souvent cru. Le concombre et le cornichon appartiennent à la même espèce. À l'origine, le cornichon était simplement un concombre récolté très jeune avant que des sélections variétales spécifiques ne conduisent à des cultivars dédiés (Birlouez, 2023).

C'est une plante herbacée grimpante ou rampante, cultivée comme une annuelle. Grâce à ses vrilles, elle peut s'accrocher à différents supports lorsqu'elle est conduite sur palissage.

Aujourd'hui, le concombre est cultivé dans la plupart des régions du monde, aussi bien sous climat tropical que tempéré, en plein champ comme sous abri. La culture sous serre ou sous tunnel permet de mieux maîtriser les conditions de production, de limiter les aléas climatiques, d'allonger la période de récolte et d'améliorer les rendements.

En 2024, la production mondiale de concombre et de cornichon atteignait près de 87 millions de tonnes, pour une superficie cultivée d'environ 2,28 millions d'hectares (FAOSTAT, 2024). La Chine domine très largement la production mondiale, devant la Turquie, la Russie et le Mexique.

En Nouvelle-Calédonie, la production locale se maintient depuis une quinzaine d'années à quelques dizaines de tonnes par an, avec un pic de XX tonnes enregistré en XXXX (DAVAR, 2026). Les importations sont très faibles, voire nulles depuis plusieurs années, et le taux de couverture du marché local avoisine 100 %.

Origine

Le concombre serait originaire des premiers contreforts de l'Himalaya, au nord de l'Inde, où l'on rencontre encore aujourd'hui des formes sauvages à petits fruits amers et épineux. Il y est cultivé depuis au moins 3 000 ans.

Depuis ce centre d'origine, il s'est diffusé progressivement vers l'est et vers l'ouest. Il est cultivé en Chine et dans l'est de l'Iran depuis plus de 2 000 ans, la Chine étant aujourd'hui considérée comme un important centre secondaire de diversification. Le concombre atteint le bassin méditerranéen avant le début de notre ère, où il est déjà apprécié des Romains.

Après une période de moindre popularité au Moyen Âge, le concombre retrouve sa place dans les jardins royaux sous le règne de Louis XIV. À cette époque, il est principalement consommé cuit, notamment farci. Les premiers explorateurs européens l'introduisent ensuite sur le continent américain.

Sa production connaît un véritable essor au milieu du XXᵉ siècle grâce au développement des cultures sous serre et à l'amélioration des techniques de production. Les sélections variétales successives ont progressivement permis d'éliminer l'amertume des fruits (Birlouez, 2023 ; van Luijk, 2004).

Le concombre est l'un des légumes incontournables du potager calédonien. Pour diversifier vos cultures, découvrez également d'autres espèces majeures du maraîchage tropical :

👉 tomate ; poivron ; aubergine ; haricot vert ; laitue ; courgette

Ou encore les principales cultures vivrières :

👉 igname ; taro d'eau ; patate douce ; chou kanak manioc

Usages et vertus

Qualités nutritionnelles

Composé à plus de 95 % d'eau, le concombre est un légume particulièrement désaltérant, apprécié pour sa texture croquante et sa fraîcheur, notamment pendant la saison chaude.

Peu calorique, il apporte des fibres, des minéraux (principalement du potassium et du magnésium) ainsi que plusieurs vitamines, notamment les vitamines K et B9.

Valeurs nutritionnelles pour 100 g de concombre cru (avec la peau) - Source Ciqual Anses

Énergie 16,8 kcal
Eau 95,2 g
Protéines 0,65 g
Glucides 2,87 g
Lipides 0,11 g
Fibres 0,5 g
Cendres 0,38 g
Chlorure de sodium (sel) 0,012 g
Calcium 19,2 mg
Fer 0,13 mg
Magnésium 13,6 mg
Phosphore 24 mg
Potassium 157 mg
Vitamine A 3,75 µg
Vitamine B1 ou Thiamine 0,027 mg
Vitamine B2 ou Riboflavine 0,033 mg
Vitamine B3 ou PP ou Niacine 0,098mg
Vitamine C 2,8 mg
Vitamine K1 16,4 µg
ß-Carotène 45 µg

Usages culinaires

Le concombre est principalement consommé jeune, lorsque les graines sont encore tendres. Plusieurs préparations sont possibles :

  • cru, en salade, avec ou sans la peau, découpé en rondelles ou en morceaux et assaisonné seul ou avec d'autres légumes ;

  • en Océanie, il est l'un des ingrédients de la salade tahitienne, préparée avec du lait de coco, du poisson cru et diverses crudités ;

  • mélangé à du yaourt, de la menthe, des herbes aromatiques et du citron, il entre dans la composition du tzatziki, spécialité traditionnelle grecque.

  • Les fruits plus développés peuvent également être consommés cuits, notamment en soupe, farcis, en ragoût ou transformés en chutneys. Dans certaines régions d'Asie, les variétés à gros fruits blancs ou jaunes sont traditionnellement cuites à l'eau puis incorporées dans différents plats mijotés.

Toutes les parties de la plante sont comestibles :

  • les jeunes pousses peuvent être consommées comme des légumes-feuilles

  • les graines sont parfois consommées ou utilisées pour produire une huile alimentaire (Birlouez, 2023 ; van Luijk, 2004).

Substances naturelles et vertus médicinales

Grâce à sa forte teneur en eau et en fibres, le concombre contribue à l'hydratation de l'organisme et favorise une bonne digestion.

Il renferme également deux caroténoïdes antioxydants, la lutéine et la zéaxanthine, qui participent à la protection des cellules, notamment au niveau des yeux.

Dans plusieurs médecines traditionnelles d'Asie, les fruits mûrs sont utilisés pour soulager différents troubles digestifs. Les fruits immatures cuits sont également traditionnellement administrés aux enfants contre la dysenterie. Les graines possèdent enfin des propriétés légèrement vermifuges.

L'amertume du concombre, que les sélections variétales successives ont progressivement fait disparaître, est liée à la présence de cucurbitacines, des composés naturels également présents dans les feuilles. Ces substances participent à la défense de la plante contre les herbivores.

Les graines renferment également une saponine et de l'hypoxanthine, un alcaloïde naturellement présent chez de nombreux végétaux. Ces composés pourraient contribuer aux propriétés vermifuges traditionnellement attribuées aux graines (van Luijk, 2004).

Autres usages

  • Cosmétique : L'extrait de concombre est largement utilisé en cosmétique pour ses propriétés hydratantes, apaisantes et adoucissantes. Il entre dans la composition de nombreux soins destinés à la peau.

  • Insecticide : selon certaines traditions asiatiques, les épluchures de concombre repousseraient, voire élimineraient certaines blattes après plusieurs nuits de consommation. Cette propriété n'a toutefois pas été démontrée scientifiquement (van Luijk, 2004).

Description de la plante

Le concombre est une plante herbacée annuelle.

Allure générale

  • Port rampant ou grimpant ;
  • Peut atteindre 5 m de long ;
  • Tiges peu ramifiées, poilues, pourvues de vrilles permettant à la plante de s'accrocher à un support.

Feuilles 

  • feuilles simples, alternes ;
  • pétiole de 5 à 20 cm de long ;
  • limbe triangulaire à ovale, de 7 à 20 cm de long sur 7 à 15 cm de large ;
  • feuille découpée en 3 à 7 lobes, profondément échancrée à la base, à bord denté et couverte de poils raides.

Fleurs

  • plante monoïque : les fleurs mâles et femelles sont portées sur un même plant ;
  • fleurs unisexuées, de couleur jaunes,
  • corolle en forme de cloche ;
  • fleurs mâles réunies en petits groupes de 3 à 7 fleurs  et possédant 3 étamines par fleur ;
  • fleurs femelles solitaires, reconnaissables à leur ovaire situé sous la fleur et à leur pédoncule plus court et plus épais, stigmate à 3 lobes ;
  • les fleurs femelles se développent plus tard que les fleurs mâles, qui sont plus nombreuses.

Fruits

  • fruit de type baie, suspendu, de forme cylindrique à légèrement renflée ;
  • longueur pouvant dépasser 30 cm selon les variétés ;
  • souvent légèrement recourbé ;
  • peau généralement verte, mais pouvant être blanche, jaune ou brune selon les cultivars ;
  • jeunes fruits recouverts de petites verrues et d'épines souples qui disparaissent progressivement à maturité ;
  • chair vert pâle, croquante, renfermant de nombreuses graines.

Graines

  • graines ovales à oblongues, aplaties ;
  • blanches, lisses ;
  • dimensions de 8 à 10 mm de long sur 3 à 5 mm de large ;
  • germination épigée.

Racines

  • système racinaire très développé ;
  • enracinement principalement superficiel, permettant une exploitation rapide de l'eau et des éléments nutritifs présents dans les premiers horizons du sol (van Luijk, 2004).

Saisonnalité et calendrier de culture

En Nouvelle-Calédonie, la pleine période de production du concombre se situe généralement au second semestre de l'année.

Le cycle de culture est court. Il dure environ 3 mois selon les variétés, les conditions climatiques et le mode de conduite. Plusieurs cycles peuvent être envisagés dans l'année avec des récoltes précoces et des rendements élevés.

👉 En plein champ, il est recommandé d'éviter les plantations pendant la saison des pluies (janvier à mars), en raison des risques accrus de maladies et des difficultés de conduite de la culture. 

👉 Sous abri, le concombre peut être cultivé tout au long de l'année. En Europe, certaines cultures sous serre chauffées sont conduites pendant près de 6 mois.

Afin de limiter l'épuisement des plants et le développement des maladies, il est conseillé de ne pas prolonger la récolte au-delà de 1 à 1,5 mois et de renouveler la culture après environ 3 mois de présence en terre.

Cycle de culture (à titre indicatif) :

  • semis direct en pleine terre ou en plaque alvéolée ;
  • levée : 3 à 7 jours après le semis ;
  • repiquage (facultatif) : au stade 2-3 vraies feuilles ;
  • élevage en pépinière : 2 à 3 semaines ;
  • plantation : environ 3 semaines après le semis ;
  • premières fleurs : 4 à 6 semaines après le semis ;
  • début de la récolte : 5 à 7 semaines après le semis ;
  • durée de récolte : 1,5 mois.

Calendrier de culture pour une pleine production au second semestre 

  • Semis : de début mars à août ;
  • Plantation : d'avril à septembre ;
  • Récolte : de mai à novembre ;
  • Pleine saison : juillet à novembre.

(Source : Projet INTEGRE, 2018 ; Ratiarson, 2021 ; Rydge 2016 ; van Luijk, 2004 ; Cirad et al., 2023)

Reproduction

Le concombre est une plante monoïque : les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées sur un même plant. Les fleurs mâles apparaissent généralement avant les fleurs femelles et sont souvent plus nombreuses.

Chez la plupart des variétés cultivées en plein champ, la pollinisation est assurée par les insectes, principalement les abeilles. Une pollinisation insuffisante peut entraîner la formation de fruits déformés ou mal développés.

Certaines variétés modernes sont parthénocarpiques : elles produisent des fruits sans pollinisation. Elles sont particulièrement adaptées à la culture sous serre, où elles permettent d'obtenir des fruits réguliers, généralement sans graines.

Les concombres sont récoltés 1 à 2 semaines après la floraison, avant leur maturité complète.

Multiplication par semis

Le concombre est multiplié par graines.

Le poids de 1000 graines est compris entre 20 et 35 g. Selon le mode d'implantation retenu, il faut généralement 1 à 3 kg de semences par hectare. Le semis direct, encore fréquemment pratiqué en plein champ, nécessite davantage de graines que la production de plants en pépinière.

Le recours à des plants élevés en pépinière permet généralement d'obtenir une culture plus homogène, de sécuriser l'implantation et de réduire les besoins en semences.

Semis en pépinière

  • période favorable : de mars à septembre ;
  • durée d'élevage : environ 2 semaines ;
  • matériel : godets de 7 cm de diamètre ;
  • fond drainant : couche de 3 cm de gravier ;
  • substrat : 50 % de sable de rivière et 50 % de compost jeune (3 à 4 mois d'âge) ;
  • positionner la graine avec la pointe orientée vers le bas ;
  • recouvrir de 1,5 à 2 cm de substrat ;
  • arroser en pluie fine afin de maintenir le substrat humide ;
  • espacer les plants au fur et à mesure de leur croissance ;
  • éviter l'ombrage, les jeunes plants de cucurbitacées s'étiolant rapidement ;
  • protéger les semis à l'aide d'une caisse renversée ou d'un grillage fin afin de limiter la prédation par les rats, particulièrement friands des graines de cucurbitacées.

Points de vigilance

Le concombre est sensible à la fonte des semis et aux pourritures du collet causées par plusieurs champignons pathogènes (Phytium, Phytophtora...)

  • planter dès le stade 2 à 3 vraies feuilles ;
  • éviter de conserver les plants trop longtemps en pépinière ;
  • assurer un bon drainage du substrat et du sol ;
  • prévoir 20 à 30 % de plants supplémentaires afin de compenser les pertes éventuelles à l'implantation.

(Source : Projet INTEGRE, 2018 ; van Luijk, 2004.)

Étaler la production

Pour assurer une production continue, il est recommandé d’échelonner les semis :

  • semer une nouvelle série de plants toutes les 6 semaines
  • démarrer une nouvelle série avant la fin de production de la précédente ;
  • ajuster le rythme en fonction des conditions climatiques, des rendements observés et des débouchés commerciaux.

Exemple :

Série 1

  • semis : début mars 
  • plantation : fin mars
  • premières récoltes : à partir de mi-avril :

Série 2

  • semis : mi-avril
  • plantation : début mai
  • premières récoltes : à partir de début juin 

👉 Cette pratique permet de répartir les récoltes dans le temps, de mieux répondre à la demande du marché et de limiter les périodes de rupture de production.

Quelles variétés choisir ?

Le concombre présente une importante diversité variétale. Les variétés se distinguent notamment par la forme, la couleur et la taille des fruits, leur précocité, leur potentiel de production, leur résistance aux maladies ainsi que leur adaptation aux différentes saisons de culture.

Le choix de la variété dépend du mode de culture (plein champ ou sous abri), de la période de production recherchée et des débouchés visés.

Lors des essais conduits en Nouvelle-Calédonie, les meilleurs rendements ont été observés avec les variétés suivantes (Essais Technopole et projet Integre) :

Culture sous abri

  • Socrates F1
  • Solverde F1

Culture de plein champ

  • Alba F1
  • Murano F1
  • Tokyo F1
  • Kenzo F1

Ce qui améliore les rendements

Plusieurs pratiques permettent d'améliorer la production :

  • Production précoce sous abri ouvert (effet parapluie, meilleure conservation du paillage et régulation des températures) ;
  • Utilisation de variété résistantes aux maladies
  • Plantation sur planches surélevées ;
  • Utilisation d'un paillage ;
  • Plantation de jeunes plants en motte plutôt qu'en semis direct.

👉 La production en dehors de la pleine saison reste possible mais s'avère généralement plus difficile en raison des fortes températures, de l'humidité élevée et de la pression accrue des ravageurs et maladies.

Les essais variétaux conduits en Nouvelle-Calédonie ont permis d'évaluer le potentiel de production de plusieurs variétés de concombre. Les rendements présentés ci-dessous correspondent aux meilleurs résultats observés dans les conditions de l'essai et peuvent varier selon les conditions de culture.

Les essais variétaux conduits en Nouvelle-Calédonie ont permis d'évaluer le potentiel de production de plusieurs variétés de concombre. Les rendements présentés ci-dessous correspondent aux meilleurs résultats observés dans les conditions de l'essai et peuvent varier selon les conditions de culture.

Les données présentées concernent principalement des essais réalisés au premier semestre afin de produire hors de la pleine saison de production.

Variété Poids moyen du fruit (en g) Longueur (en cm) Caractéristiques Précocité (en jours) Rendement max observé (en t/ha)
Socrate F1 360 20 Trapu, vert ND 106
Solverde F1 215 15-20 Trapu, vert ND 50,8 
Alba F1 684 24-26 Trapu, blanc, résistant au mildiou 40 à 45  182 
Murano F1 572 22-25 Allongé, vert foncé, tolérant à l'oïdium, résistant au CMV 40 à 45 167
Tokyo F1 574 18-26 Trapu, vert foncé, résistant à l'oïdium et CMV 50 à 55  166
Kenzo F1 447 18-22 Trapu, vert foncé, résistant à l'oïdium et CMV-WMV-ZYMV 40 à 45 156

👉  Point de vigilence : les variétés F1 sont des hybrides dont les semences sont stériles.

Production locale

Production locale

Exigences environnementales

Le concombre est une plante exigeante en chaleur, en lumière et en eau. Son développement et sa production dépendent fortement des conditions climatiques et de la qualité du sol. Une bonne maîtrise de ces facteurs est essentielle pour obtenir des rendements réguliers, notamment en agriculture biologique.

Climat

  • climat tempéré chaud à tropical ;
  • sensible aux vents forts, qui peuvent endommager les feuilles, les fleurs et les jeunes fruits ;
  • en Nouvelle-Calédonie, les meilleures performances sont généralement observées au second semestre de l'année ;
  • la culture sous abri permet de limiter l'impact des fortes pluies, de réduire certaines maladies et d'améliorer la régularité de la production.

Température

  • température optimale de croissance : 25 à 30 °C ;
  • température minimale : 15 °C ;
  • la croissance ralentit fortement lorsque les températures deviennent trop basses ;
  • les températures élevées associées à un déficit hydrique peuvent entraîner une baisse de la production et une déformation des fruits.

Lumière

  • exposition : plein soleil ;
  • une bonne luminosité favorise la croissance, la floraison et la production de fruits ;
  • éviter l'ombrage en pépinière

Eau et humidité

  • besoins en eau élevés ;
  • à partir de la nouaison : environ 2 L d'eau par plant et par jour, à adapter selon le type de sol, le stade de développement et les conditions climatiques ;
  • tolère de courtes périodes de sécheresse ;
  • les déficits hydriques prolongés peuvent provoquer une baisse de rendement, une amertume des fruits et une mauvaise qualité commerciale ;
  • une humidité relative élevée favorise le développement du mildiou et d'autres maladies foliaires ;
  • sensible aux excès d'eau et à l'asphyxie racinaire.

Sol

Le concombre s'adapte à de nombreux types de sols, mais préfère des sols :

  • fertiles et bien drainés ;
  • riches en matière organique ;
  • profonds et bien structurés ;
  • présentant un pH compris entre 6 et 7.

(Source : van Luijk, 2004 ; Cirad et al., 2023 ; Projet INTEGRE, 2018 ; Ratiarson, 2021.)

Rotation et association des cultures

La rotation des cultures permet de limiter l'accumulation des ravageurs, des maladies et l'épuisement du sol. Il est recommandé de respecter une rotation de 2 à 3 ans minimum avant de replanter des concombres ou toute autre cucurbitacée sur la même parcelle.

Précédents culturaux

  • Favorables : légumes feuilles (laitue, chou...), maïs, poireau, oignon ;
  • À éviter : autres cucurbitacées (concombre, courge, melon, pastèque, chouchoute, etc.) et Solanacées (tomate, aubergine, pomme de terre, poivron, piment, etc.).

Associations culturales

  • Bénéfiques : laitue, chou, radis, céleri, maïs, légumineuses (haricot, pois)
  • À éviter : autres cucurbitacées

Conduite de culture

Le concombre est une culture relativement facile à conduire.

La réussite de la culture de la courgette repose sur une bonne préparation du sol, une alimentation régulière en eau et en éléments nutritifs, ainsi qu'une surveillance attentive des ravageurs et des maladies. Les principales recommandations pour la conduite culturale de la courgette sont présentées ci-dessous.

👉 Pour aller plus loin, consultez également la fiche « Conduite des cultures maraîchères en agriculture biologique ».

Préparation du sol

Le concombre nécessite un sol bien structuré afin de favoriser le développement du système racinaire.

  • Culture recommandée sur buttes ou planches surélevées de 25 à 30 cm ;
  • Ameublissement du sol sur 15-20 cm de profondeur car l'enracinement du concombre est superficiel ;
  • Nivellement et affinage de la surface ;
  • Sous-solage (?) nécessaire sur sol argileux car le concombre craint les sols tassés ;
  • Faux semis et désherbage préalable ;
  • Apport de compost bien décomposé : 3 à 5 t pour 1 000 m² ;
  • Apport de calcium si nécessaire afin de maintenir un pH proche de 6.

👉 Faux-semis : cette technique consiste à préparer le sol plusieurs semaines avant la plantation, puis à provoquer la levée des mauvaises herbes par un léger arrosage. Les jeunes adventices sont ensuite détruites avant la mise en culture, ce qui réduit fortement les besoins en désherbage.

Plantation

  • Stade recommandé : 2-3 feuilles vraies ;
  • La motte doit être bien tenue par les racines lors du repiquage ;
  • Période optimale : de mars à fin septembre ;
  • Culture possible en plein champ ou sous abri ;
  • Plantation en quinconce recommandée ;
  • Tremper les mottes pendant 10 à 15 minutes avant la plantation ;
  • Installer le plant sans enterrer excessivement le collet ;
  • Tasser fermement le sol puis arroser les plants directement au pied.

Paillage et la protection des jeunes plants

  • Installer un paillage organique (foin, herbe sèche, etc.) afin de limiter les adventices, conserver l'humidité du sol et réduire les variations de température ;
  • Un voile de croissance peut être installé en saison fraîche afin de favoriser une production précoce. Retirer le voile environ 35 jours après la plantation pour permettre la pollinisation des fleurs ;
  • Les filets ou voiles de protection limitent également les attaques précoces de chrysomèles, thrips et aleurodes.

Espacement des plants

La densité de plantation dépend du type de conduite et de la vigueur de la variété.

  • Sur la ligne : 80 cm ;
  • Entre les lignes : 60 cm ;
  • Densité de plantation : 1,6 plants/m2 (par ha ?).

👉 Les faibles espacements sont généralement utilisés sous abri avec des variétés compactes, tandis que les espacements plus larges facilitent l'entretien et la circulation dans les cultures de plein champ.

Irrigation

  • Besoins moyens : environ 2L / plant ;
  • L'irrigation au goutte-à-goutte est recommandée ;
  • À titre indicatif, un arrosage de 2 heures tous les deux jours peut être pratiqué avec des goutteurs espacés de 20 cm et présentant un débit de 1,6 L/h.

Fertilisation

Le concombre est une culture relativement exigeante en éléments nutritifs, notamment en azote et en potassium. Une fertilisation équilibrée est indispensable pour assurer une croissance régulière et une bonne production de fruits.

  • Un excès d'azote favorise le développement du feuillage au détriment de la floraison et de la fructification.
  • À l'inverse, une carence peut limiter la croissance des plants et réduire les rendements.
  • Des déséquilibres nutritionnels peuvent également entraîner la coulure des fleurs ou la déformation des fruits.

Le concombre est également sensible aux carences en magnésium, manganèse, fer et molybdène.

Il est recommandé de compléter l'amendement de fond (compost ou fumure organique bien décomposée) par des apports adaptés au niveau de fertilité du sol.

Besoins indicatifs pour un rendement d'environ 3 kg/m²

Élément Besoin estimé (en kg/ha)
Azote (N) 160
Phosphore (P) 100
Potassium (K) 240

Pour améliorer les rendements, les apports peuvent être comblés comme suit, fractionnement ? :

  • Avant la plantation : apport du compost, du phosphore, du calcium et du magnésium (si nécessaire) et d'une partie de l'azote et du potassium.
  • En cours de culture
    • Compléter les apports d'azote et de potassium par plusieurs applications espacées de 2 à 3 semaines ;
    • Azote : 35 g/ha par plant pour un sol fertile et jusqu'à 100 g par plant pour un sol très pauvre ;
    • Potassium (K₂O) : 20 g/ha par plant pour un sol fertile et jusqu'à 70 g par plant pour un sol très pauvre ;

👉 À surveiller : un feuillage très développé associé à une faible production de fleurs ou de fruits est souvent le signe d'un excès d'azote.

Entretien

Désherbage

Effeuillage

Récolte

Les concombres sont récoltés avant leur maturité complète afin de conserver leur qualité commerciale.

Des récoltes fréquentes des fruits immatures favorisent une fructification continue et prolongent la durée de production. À l'inverse, les fruits laissés mûrir sur le plant freinent la formation de nouveaux fruits.

Conservation

Conservation

Principales maladies

Principales maladies

Principaux ravageurs

Principaux

Méthode de lutte agroécologique

Méthode de lutte agroécologique

Sont impliqués dans la réalisation de cette fiche

Cette fiche a été réalisée grâce au soutien financier de l'Agence rurale dans le cadre de son appui au développement de la filière « Plantes comestibles, fruits et légumes de diversification ».

L'Agence rurale et l'Institut agronomique néo-calédonien (IAC) ont signé en 2026 une convention de partenariat pour la réalisation et l'intégration de 25 nouvelles fiches techniques variétales dans Agripédia.

L'objectif de ce partenariat est de contribuer à l'amélioration de la couverture alimentaire de la Nouvelle-Calédonie en favorisant la diffusion de connaissances sur des productions locales adaptées aux conditions pédoclimatiques du territoire, présentant des qualités nutritionnelles et environnementales remarquables.

L'équipe d'Agripédia et l'IAC remercient chaleureusement l'Agence rurale pour son précieux soutien !

Référent / Contact

Estelle VIDAL
Communication scientifique
Lincks
Mis à jour le 14/08/2026
Voir le profil complet